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mot doux de Invité ► un Mar 24 Mar - 18:14
Todd & Maïwenn

touchdown, le destin tire et il marquent...
il gagne la partie et nous perdons !
Une journée, une simple journée. J’avais vraiment l’impression que mon monde ne tournait pas facilement. J’étais effrayée à l’idée d’avancer. Je n’étais pas venue à Pasadena pour changer de jambes à écarter. J’aimais ma clientèle et mes femmes enceintes à gérer me manquaient aussi. J’aimais leurs histoires. Ces jeunes New-yorkaise enceintes qui me téléphonaient parfois à toutes les heures de la journée et même de la nuit pour savoir si c’était normal que bébé donne un coup de pieds ou même qu’elle ai envie de pommes et non de fraises. Croyez-moi ou non mais oui. Il y a bien des personnes qui me dérangeaient tout le temps pour ces questions parfois bien futiles. La vie de gynécologues n’est pas réellement simple voir pas du tout. Une journée à rencontrer des nouvelles personnes pour le moment méfiantes. Elles ne sont pas habituées à cette docteur qui mange du chocolat avant de vous demander de vous déshabiller et qui met une musique rythmée pour animer la consultation. Mais bon, j’aimais travailler dans une ambiance assez chaude et non froide comme celle de ma morgue. C’est dans un tailleur cintré gris, une jupe assortie et un chemisier blanc que j’avais passé la journée ou presque. Quand en pleine consultation et un frotti… vous êtes appelés par une secrétaire qui vous annonces qu’une des jeunes femmes dont s’occupe un de vos collègues a besoin d’une obstétricienne d’urgences… On pense en premier lieu à quitter nos vêtements couteux. Oui, j’étais allée me changer avant de m’occuper de cet accouchement. 3 heures en salles d’accouchement et contrairement à ce que l’on pense… cela ne dure jamais 5 secondes. C’est souvent long. Il faut du temps. Bien sûr, je n’y étais pas bloquée car en attendant que le col ne s’ouvre… j’allais et venait. Quel langage étrange mais à force cela en devenait tellement familier pour moi. Je ne ressentais plus de gêne à parler des termes médicaux d’un accouchement. Je pourrais en trouver des petits mots comme son cookie est prêt à sortir du four mais non. Le bébé allait bientôt sortir. Et ce n’était pas aussi facile que de sortir des cookies d’un four. Oh un cookie… oui en aidant l’accouchement, j’avais envie d’un cookie. Ne cherchez pas. Je sortais aussitôt le bébé propre, saint et sauf. Les infirmières s’occupaient de lui et le nettoyaient. Quant à moi, je regardais mon calepin. Je checkais rapidement les informations et je le posais. Éreintée ? Un peu beaucoup. Il devait être dans les alentours de 20 heures ou peut-être plus ? Je n’avais clairement pas vue le temps passer. J’allais aussitôt prendre une douche et je me changeais à nouveau. Je ne voulais pas vraiment me balader dans ce vieux jeans et ce vieux t-shirt mais il était impossible pour moi de faire ça en tailleur. J’avais beau avoir une combinaison de protection mais j’avais réellement peur d’amener mes fringues au pressing ensuite et de devoir expliquer les tâches. Erk. Non, hors de questions. Je remettais mes vêtements plus présentables et je sortais des vestiaires tout en allant de l’étage des salles de travail en direction des urgences pour pouvoir retrouver mon bureau. Passant par-là, j’allais plus vite. Je pouvais aussi aller par le hall principal et tout mais bon. J’étais plus compliquée. J’avais repris mon calepin et mes dossiers en passant. Les infirmières avaient pris notes entre temps des constances du bébé et de la maman. Je les vérifiais rapidement pour être sûre que rien ne cloche. Plantée dans le hall des urgences, je m’arrêtais aussitôt en attrapant le téléphone accroché au mur. Je composais le numéro du service des salles d’accouchement et surtout des sages-femmes. Je tombais sur cette voix masculine et je lui demandais de vérifier une constance pour moi. La température semblait un peu élevée à mes yeux mais je ne paniquais pas réellement. C’est à ce moment-là que je paniquais. Non pas pour les constances mais… non pas pour ça. Je restais de glace, tout simplement bouche-bée tout comme le crabe dans ce dessin-animé connu. Je ne savais que dire. Je penchais la tête alors que l’on me répondait. « Sa fièvre est descendue, tout va bien. 37, 2 ! », Disait-il tandis que je baissais le regard en prenant un stylo. Je changeai le 39, 7 aussitôt. C’était bon. Pas de panique. « Merci, c’est parfait. Laissez-là se reposer dans sa chambre, je passerais la voir avant de partir ! », Disais-je alors avant de raccrocher le téléphone. Je ne savais pas vraiment comment sa fièvre avait montée rapidement mais bon. C’était bizarrement le cadet de mes soucis tant qu’elle allait bien. Je relevais mon regard vers la personne qui me faisait peur. Oui, tellement et je n’avais pas peur de lui mais j’avais peur de tout ce que cette rencontre allait provoquer. Sans moindres mots, je posais mon stylo à l’accroche du calepin et je refermais le dossier en approchant. Timide, j’inspirais. Stressée, j’expirais. Zen, zen mais non, je n’étais pas zen et encore heureux, je ne pouvais pas voir ses pieds, je ne regardais que son visage. Cela pourrait être pire. « Bon… », commençais-je en me disant : mais tu vas juste dire bonjour ? Gênée, je baissais le regard. « …jour ! », finissais-je tout naturellement à dire. Stupide. Stupide. « Je peux t’aider ? », demandais-je alors encore plus stupide, je passais au rouge enfin oui sur les joues.
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Todd L. Pilliwickle
Todd L. Pilliwickle
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❝ Métier : propriétaire de l'hôtel l'Argonaute, se situant au Sud de la ville
❝ cupidon : en couple avec Maïwenn, heureux de l'avoir retrouvé après dix-sept ans d'absence. Bientôt papa, une nouvelle fois.
❝ post-it : est père d'un ado de 17 ans - aime toujours la mère de Nathanael, son fils, malgré le fait qu'elle les a abandonné après la naissance de Nathanael - fan de star wars - allergique aux oranges - ne tolère pas les piercings - adore les plats rapide style hamburgers, frites (ce genre de choses) - possède un chien du nom de Yoda - a une relation comme chien et chat avec ses parents - a suivit des études de commerces grâce à des cours du soir
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Etre père, c'est une histoire de désir, d'amour, d'envies partagées... Mais la paternité est aussi une aventure riche en bouleversements qui nous reconnecte à nos propres racines. Nathanael : mon fils, ma bataille.
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mot doux de Todd L. Pilliwickle un Mar 24 Mar - 20:06
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Une journée exceptionnelle attendait Todd à son hôtel. Et pour cause, il allait recevoir un journaliste pour qu'il fasse un article qui sera publier dans un magazine spécialisé dans le tourisme de la région. Autant dire que tout devait être parfait. Dès son arrivée sur les lieux, il n'attendit pas que tout son personnel soit là pour commencer les différentes tâches. Au programme, il y avait l'inspection de toutes les chambres libres pour voir si celles-ci étaient convenables, un repas original pour s'assurer une bonne critique de la part du journaliste. Tout l'hôtel se devait d'être parfait. Que ce soit à l'intérieur, mais également à l'extérieur. Le beau brun paraissait stressé par cette venue, comme si le président venait. Ce qui n'était en rien le cas, mais cela semblait avoir le même effet sur Todd. Ce matin, il comptait remplir son rôle de patron à la perfection. Le premier qui allait le contredire ou bien lui dire une parole de travers, celui-là allait passer certainement un sale quart d'heure. Todd n'était pas du genre sévère, coléreux ou autre qualificatifs du même genre, sauf quand il était stressé. Le stress changeait une personne. Se trouvant dans la cuisine, la plupart des employés se tenaient devant lui, prêt à l'écouter. « Cet après-midi, un journaliste va venir visiter l'hôtel pour son article. Un article qui va certainement nous assurer plus de clients. Nous devons faire en sorte que tout se passe bien. Je ne tolèrerai aucun écart de votre part ! » Dans ses mains, le jeune homme tenait plusieurs feuilles de papier, avec une sorte de liste de choses à faire. « Pour que l'on soit plus efficace, et dans les temps, j'ai préparé un planning par groupe. Vous trouverez sur chaque feuille le groupe dans lequel vous appartenez ainsi que les tâches à faire. » Donnant le tas de feuilles à son directeur adjoint, le brun regarda les feuilles allaient d'une personne à une autre, jusqu'à que le tas disparaisse, les employés ayant leurs consignes. « Maintenant, au travail. » Quittant la cuisine, Todd s'en alla directement dans son bureau, voulant éviter toute plainte de la part de son réceptionniste. Il le voyait déjà se plaindre dans les cuisines sur les tâches qu'il allait devoir accomplir. En temps normal, il rigolerait de la situation, mais pas cette fois-ci. D'où le fait qu'il préférait être renfermé dans son bureau, le temps de quelques minutes pour que tout le monde soit bien ancré dans leur tâche. Pendant ce laps de temps, il en profita pour trier la paperasserie qui s'était entassée sur son bureau, et qui faisait désordre.

Les minutes s'écoulèrent lentement, surtout pour Todd, regardant chaque seconde passé. Il croyait que cela faisait des heures qu'il avait délégué les tâches à ses employés alors qu'en fin de compte, seulement dix minutes s'étaient écoulés. Pas beaucoup, mais assez pour éviter les plaintes de certaines personnes. Il suffisait de ne pas les croiser jusqu'à la fin des travaux. Première étape de son programme à lui : aller aider en cuisine pour que les plats soient parfaits. Sauf qu'en descendant les escaliers, trop rapidement, Todd loupa malencontreusement une marche et fit une petite chute, petite, mais qui lui couta un aller aux urgences. Car lorsqu'il se releva, il sentit une douleur au niveau de la cheville. Ne pouvant poser le pied par-terre sans avoir mal, pas besoin d'être un expert pour savoir qu'il avait certainement une entorse à ce niveau-là. Une entorse qui tombait mal, n'étant pas le bon jour pour s'absenter. Le chef cuisto se trouvait à côté de lui, voulant savoir s'il allait bien. Vu le visage qu'il affichait, il devait s'inquiéter pour Todd. Ce qui était assez touchant.  « Je vais bien ! Ce n'est qu'une mauvaise chute. Je ne vais pas m'absenter pour aller aux urgences alors que dans quelques heures, le journaliste arrive. Aux urgences, tu sais quand tu y rentres, jamais quand tu en ressors. » Pour le beau brun, c'était hors de question de quitter l'hôtel. Malheureusement, le directeur adjoint -qui était également son meilleur ami depuis l'enfance- fit son apparition et essaya de convaincre Todd d'aller aux urgences, son mal à la cheville pouvant être plus grave qu'il le pensait. Soupirant légèrement, le beau brun voyait bien que la seule solution pour qu'il ait la paix, c'était de s'absenter. Bien sûr, à contre coeur. Il espérait alors être rentré à temps pour la venue du journaliste. « Ok j'y vais. Mais je vous promets d'être là pour notre invité. Si le propriétaire n'est pas là, cela donnera une mauvaise image. Chose que je vais à tout prix éviter. Pendant mon absence, vous avez intérêt d'exécuter toutes les tâches mises sur votre programme. » Cela ne l'enchantait guère, mais face à son meilleur ami, il ne pouvait pas lutter bien longtemps. Le laissant l'accompagner jusqu'à l'hôpital, il sortit de sa voiture, lui disant qu'il l'appellerait dès qu'il pourra sortir de cet endroit. Regardant la voiture s'en aller, il sentit une tristesse en lui, ayant une petite pincée au niveau du coeur. Il se sentait mal d'abandonner son équipe dans un tel moment. Vive les imprévus ..

Deux heures. Voilà le temps qu'il passa aux urgences et il était bien content de quitter sa chambre. Ce qu'il avait en définitif ? Une entorse à la cheville. Il allait devoir se déplacer avec des béquilles, le temps de quelques jours. Il voyait déjà son fils se moquer de lui avec ces béquilles. Pff, triste vie .. En tout cas, il avait encore le temps de rejoindre son hôtel pour arriver avant le journaliste. Mais vu le monde qu'il y avait à l'accueil, le temps d'attente s'annonçait déjà long. Car oui, Todd devait signer quelques papiers. Les papiers .. Il allait un jour en avoir la phobie si cela continuait ainsi. Attendant patiemment son tour, il regardait dans un premier temps l'horloge qui se trouvait près de l'accueil, voyant l'heure défilée trop rapidement à son goût. Cinq minutes, puis dix, puis vingt. Enfin ! C'était son tour. Ce n'était pas trop tôt, mais il préféra s'abstenir de toute remarque. Pas besoin de mettre la poisse de son côté. Etre aimable et gentil, voilà la clé pour sortir le plus rapidement de ce genre de bâtiment. Ou bien y aller à la gros dur aussi .. Ce qui ne ressemblait guère à Todd. L'infirmière lui donna alors quelques papiers à signer avant de s'en aller avec ceux-ci, devant faire des photocopies. Elle voulait plutôt prendre sa pause oui ! Mais qu'importe, patience était de rigueur. Attendant vers l'accueil le retour de l'infirmière, le beau brun faisait les cent pas, jusqu'à avoir une étrange vision. Une demoiselle aux cheveux blonds, un visage magnifique .. qui ressemblait aussi étrangement à son ex, la mère de Nathanael. Cela ne pouvait être elle. Alors au début, Todd pensa que cela venait des médicaments qu'il avait dû prendre. Mais lorsqu'il vit cette personne s'approcher de plus en plus de sa position. Ce n'était pas une vision, mais la réalité. Son coeur commençait alors à battre avec une certaine irrégularité. Puis une succession de questions vinrent dans sa tête avant d'entendre la voix de Maïwenn. C'était comme ça qu'elle s'appelait. Elle semblait être aussi stressée que lui rien qu'à en juger à sa manière de dire bonjour. Un bonjour qui n'eut aucune réponse de la part de Todd, ne sachant pas trop comment agir. Il lui en voulait .. 17 ans qu'il ne l'avait pas revu .. 17 longues années durant lesquelles il avait dû élever leur fils tout seul. Autant dire qu'il n'allait pas être jovial avec elle. Même si une partie de son coeur le voulait .. Une partie trop petite pour qu'elle prenne le dessus sur son comportement. « Je n'ai pas besoin d'aide. Surtout pas venant de toi. » Réponse directe, avec un ton neutre tout de même. Il n'avait pas dit cela en s'énervant, bien que ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Il ne voulait pas faire de scandale dans les urgences. Regardant alors si l'infirmière revenait avec les papiers, celle-ci semblait vraiment avoir pris sa pause. « Bon elle fout quoi l'infirmière ! Je ne vais pas attendre cinquante jours pour des papiers. » Fit-il à voix basse, mais assez fort que pour quelques personnes qui l'entouraient, l'entendent. Nerveux. Voilà l'expression que l'on pouvait lire sur son visage. Revoir son ex, cela ne faisait en rien partit du programme de la journée .. Ni du mois, ni de l'année d'ailleurs .. Voyant que l'infirmière ne revenait pas, et qu'il ne pouvait pas s'en aller sans ces papiers, une seule alternative se présentait à lui. « Tu fais quoi ici ? » Demanda-t-il plus par curiosité que pour engager la conversation. Malheureusement, elle semblait être de retour, et il ne pouvait l'ignorer. Quoique si .. Mais par respect pour Nathanael, il préféra rester correct envers elle.
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mot doux de Invité ► un Mer 25 Mar - 0:50
Todd & Maïwenn

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Ce moment ? Je l’avais tellement redouté mais il sonnait comme un tictac dans ma tête. Beaucoup de personnes me disaient que cela devait bien arriver un jour mais je voulais repousser ce fameux jour. Mon horloge dans la tête ne voulait pas se marier avec mon manque de courage. Peureuse, trop peureuse mais je manquais surtout cruellement de confiance en moi. Je ne savais pas vraiment comment allait se passer cette conversation pourtant je n’avais réussie qu’à dire bonjour. Un bonjour sans retour mais je le méritais. Je ne cherchais pas vraiment à voir un pardon direct. Je me doutais que cela ne serait pas facile. Je m’étais mal comportée et je savais que j’allais en payer le prix. C’était normal après tout. Je lui demandais d’un naturel s’il avait besoin d’aide mais pourquoi je faisais ça ? Je n’en avais aucunes idées. Je pense que j’avais juste besoin de savoir ça. J’avais besoin de savoir si je pourrais l’aider et pourquoi ? Un signe. Oui, voilà. Un signe. Et bah non. Je sentais son regard sur moi, ses yeux et… même si c’était neutre et bien je me prenais une baffe verbale. Je la méritais. Oh oui. C’est pour ça que je restais juste inerte. J’avalais mes émotions pour éviter d’en faire un mélodrame. J’étais sensible, très sensible mais je savais que c’était mon lieu de travail. Je n’avais pas le droit de flancher. Je devais rester humble mais j’avais du mal. Je ne disais rien, je le regardais seulement. Je ne savais pas quoi dire. Une part de moi voulait tellement chercher le prochain petit trou de souris et s’y cacher. Je voulais me planquer dans un trou de souris. Oui, voilà. Je soupirais doucement en baissant le regard. Je regardais mon calepin posé contre mon buste donc les mains tenaient le bord et je l’écoutais parler à voix basses. Je n’entendais pas vraiment tout, juste des brides. Je ne réagissais pas. Je m’apprêtais à me tourner. Je me disais simplement que ce n’était pas le bon moment. Non, je manquais juste de courage. Affrontons la réalité. Je suis juste couillonne. Tellement. Je me contentais de regarder à nouveau mon calepin. Pourquoi ? Je n’en savais rien mais c’était une bonne raison pour tourner le dos ? Non. A moitié tournée, j’entendais alors sa voix. Je me demandais presque si c’était à moi qu’il parlait car j’avais l’impression qu’il était clair. Il ne voulait pas de mon aide, pas de la mienne donc à quoi bon ? Je restais juste là, face à lui. J’hésitais un peu à prendre la question pour moi. Non mais ça me donnerait l’impression d’avoir l’air désespéré si ce n’était pas pour moi. Je me retournais pourtant encore à moitié face à lui mais je n’allais tout de même pas parler face au mur. Voyons. Pourtant j’étais persuadée que ce serait sûrement plus évident. Je le regardais dans les yeux et je fronçais aussitôt les sourcils en baissant le regard. « Euh… », commençais-je aussitôt sans ne plus savoir utiliser les mots de la langue anglaise. « Je… enfin je suis revenue à Pasadena depuis quelques… », je riais nerveusement. Ce n’était peut-être pas une bonne idée de dire semaine ou deux mois ? Peut-être quelques jours ? je ne voulais pas commencer par un mensonge. « … deux mois à vrai dire ! », finissais-je tout simplement par dire. « Je suis gynécologue ! », précisais-je sans vraiment savoir pourquoi je disais ça d’un coup. Enfin ce n’était pas étonnant sachant que je voulais devenir docteur mais dans le fond… c’était un choix étrange comme tournant. Pourquoi ? Je ne saurais même plus vous le dire tellement c’était devenu une vocation à mes yeux. Assez stressée, j’avais parlée avec le regard baissé, presque honteuse. Je me sentais honteuse et j’avais de quoi. J’avais peur surtout. De quoi ? De tellement de choses. De savoir que mon fils ne voudrait pas me rencontrer, de savoir qu’il s’en fiche de moi ou même. J’avais peur de tout. J’inspirais profondément et je relevais mon regard vers lui. « Comment tu vas ? », demandais-je en baissant mon regard vers ses jambes car après tout… il semblait tellement bien à partir du buste. « Tu parlais de papier ? Tu es sûr que tu ne veux pas que j’aille voir ? », demandais-je tout de même. Au pire, je me prenais encore un vent mais après tout un de plus ou un de moins ? Je n’étais pas au bout de mes peines. Je lui souriais doucement avant de glisser une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. « Et comment va-t-il ? », demandais-je cette fois plus timidement.
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Todd L. Pilliwickle
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Etre père, c'est une histoire de désir, d'amour, d'envies partagées... Mais la paternité est aussi une aventure riche en bouleversements qui nous reconnecte à nos propres racines. Nathanael : mon fils, ma bataille.
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mot doux de Todd L. Pilliwickle un Mer 25 Mar - 13:45
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Un fantôme. Voilà ce que vit le jeune homme lorsqu'il attendait l'infirmière à l'accueil. Son ex se trouvait là, devant lui. Peu de temps après son départ, cela remontant maintenant à dix-sept ans, Todd avait eu du mal à s'en remettre, l'ayant aimé de tout son coeur. Et puis, il ne fallait pas oublier Nathanael aussi. Il ne se voyait pas élever un bébé tout seul. Pendant des semaines voire des mois, le beau brun ne se remettait pas du départ de Maïwenn. Jusqu'à qu'il l'accepte, se disant qu'elle était partie et qu'elle n'allait certainement jamais revenir. Une erreur de penser cela. Tôt ou tard, le passé refait surface dans la vie d'un homme. Et malheureusement, le passé n'avait pas choisi le bon jour pour montrer à nouveau le bout de son nez. Ce fut la blonde qui ouvrit la conversation, par une marque de politesse. Sans pour autant recevoir une réponse de la part de Todd. Lui, tout ce qu'il voulait savoir, c'était la raison qui l'avait poussé à revenir en ville. Rien de plus, rien de moins. Attendant sa réponse, il remarqua de plus en plus le stress dégagé par Maïwenn qui n'était pas du tout à l'aise. Tout comme lui d'ailleurs. Son horoscope ne lui avait pas prédit une rencontre des plus surprenantes. Dommage d'ailleurs. Après une légère hésitation, la demoiselle devant se demander si elle devait mentir ou pas certainement, elle avoua alors qu'elle se trouvait à Pasadena depuis deux mois. Deux mois ? Elle plaisantait en disant cela ? Il fallait croire que non à en voir l'expression sur son visage et la manière dont elle l'avait dit. Deux mois en ville sans prendre la peine de venir le voir, ni son fils. Ce qui montrait qu'elle s'en fichait d'eux. Todd voyait qu'elle n'avait guère changé. Qu'elle restait la même jeune fille qu'il avait connue. Ses intérêts avant ceux des autres. Au fond de lui, il espérait qu'elle avait quelque peu changé. Mais à première vue, cela ne semblait pas être le cas. Malgré tout, il ne fallait pas se fier aux apparences. Elles pouvaient s'avérer être trompeuses parfois. Avant même qu'il ne puisse dire quelque chose, la blonde lui dit le métier qu'elle exerçait. Gynécologue ? Il ne l'aurait pas vu faire cela, même vu sa passion pour le domaine médical, cela ne surprit guère le beau brun. Au moins, elle avait un travail, ce qui montrait une part de sérieux chez elle. Peut-être avait-elle mûri durant ces dernières années ? Malgré tout, Maïwenn n'avait pas répondu à la question que lui avait posé Todd. Dire qu'elle était ici depuis deux mois et qu'elle faisait gynéco, cela ne précisait en rien la raison de sa présence à Pasadena. Et il ne manqua pas l'occasion de souligner ce point. « Je suis content pour toi que tu es un travail. Mais pourquoi es-tu ici ? Ne me dis pas que tu es venue à Pasadena juste pour le poste de gynécologue. » Todd n'y allait pas par quatre-chemins. Direct. Il ne fallait pas tourner autour du pot, cela ne servait pas à grand chose souvent. Autant être direct dans les paroles, comme ça on économisait du temps et de la salive.

Continuant alors à attendre l'infirmière qui ne montrait pas le bout de son nez, Todd posa ces béquilles sur le rebord du comptoir de l'accueil, posant un bras dessus. Il commença déjà à en avoir marre des béquilles. Ce n'était guère prometteur pour la suite. Peut-être était-il en colère également par la réapparition de son ex. Cela était plus que plausible. D'ailleurs celle-ci décida de prendre de ces nouvelles. Au bout de dix-sept ans de temps, cela était temps. Restant silencieux quelques instants, Todd se demanda alors s'il devait lui répondre ou pas. Et s'il lui répondait, devait-il être froid ou bien plus agréable qu'il ne l'avait été depuis le début de cette conversation. Le jeune homme était peut-être fou parfois, mais il savait être réaliste et sérieux. Il savait que maintenant que Maïwenn se trouvait en ville, elle allait vouloir revoir son fils. Et qui sait, peut-être que dans le futur, ils allaient pouvoir s'entendre. Tout dépendait du choix qu'il allait faire ce soir. Comme il le disait parfois à son fils, ce qui définissait une personne, ce n'était pas ses aptitudes, mais ses choix. Maïwenn avait fait le choix de venir lui parler, ce qui montrait qu'elle voulait arranger la situation. Certes, elle aurait pu venir le trouver plus tôt, mais peut-être qu'elle avait de bonnes raisons de ne pas l'avoir fait. Après mûr réflexion, Todd décida de répondre à sa question, d'être un peu plus aimable avec elle. Tant qu'elle ne le cherchait pas, tout irait bien après tout. « Comment je vais ? Mise à part mon entorse à la cheville, je vais plutôt bien. Les affaires marchent plutôt bien. » En disant cela, il se rendit compte qu'elle ne devait pas savoir qu'il avait son propre hôtel. Ou bien l'avait-elle appris dans les journaux ? Une possibilité. Mais pour être sûr, il précisa ce point. « Je ne sais pas si tu le sais, mais j'ai ouvert mon propre hôtel, l'Argonaute. » Un léger sourire se dessina sur son visage, sourire qui disparut presque aussi, reprenant une expression neutre. Elle revint alors avec son aide pour les papiers qu'il attendait. Elle pourrait aller voir. Mais cela voulait dire que leur conversation allait être écourtée. Voulait-il que cela se passe ainsi ? Peut-être qu'après cette rencontre, il n'allait plus la revoir. Tout lui semblait tellement obscur d'un coup. « Non, ne t'en fais pas. Je suis sûr que l'infirmière ne va pas tarder à revenir. » Il l'espérait tout du moins, car cela faisait quelques minutes maintenant qu'elle avait disparu. Pour des photocopies, cela lui paraissait que trop long. Maïwenn semblait profiter de l'occasion pour prendre des nouvelles de son fils. Et la question refroidit alors Todd qui n'affichait pas une mine très joviale d'un coup. Prenant ces béquilles, il se dirigea vers les chaises qui ne se trouvaient pas loin. « Il va plutôt bien pour un adolescent qui n'a jamais eu sa mère à ces côtés. » Dit-il sur un ton froid. Une impulsion plutôt qu'autre chose. Ce n'était pas vraiment ce qu'il voulait dire. Enfin si, mais pas de cette manière-là. Bien sûr, elle le méritait car après tout, elle n'avait pas à abandonner son fils. Mais peut-être était-il temps d'essayer de comprendre, d'avoir des réponses à toutes ces questions que Todd se posait depuis des années. S'asseyant sur une chaise, il posa ces béquilles sur le sol, regardant alors la blonde. « Désolé, je n'aurai pas dû dire ça.. » Oui, il venait de s'excuser de ces paroles, alors qu'elles étaient légitimes. Mais le jeune homme voulait faire avancer les choses. « Hm .. Maïwenn ? .. Cela te dérange d'attendre l'infirmière avec moi ? » Demanda-t-il en esquissant à nouveau un sourire, celui-ci plus grand et qui ne disparut pas aussitôt que le précédent. Les urgences n'étaient certes pas un endroit pour ce genre de discussion, mais ne pouvant sortir de ce bâtiment, ils allaient devoir y faire avec.
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mot doux de Invité ► un Jeu 26 Mar - 0:34
Todd & Maïwenn

touchdown, le destin tire et il marquent...
il gagne la partie et nous perdons !
Comment aurais-je pu arriver devant lui ? Avec un chapeau en carton, des ballons et en criant surprises ? Cela aurait été tellement stupide mais dans le fond, je devais remercier le destin car là, il fallait avouer que j’étais sur le cul. Je n’avais pas préparée quoique ce soit. Je me retrouvais juste à vouloir me cacher. Dans tous les scénarios possibles et imaginables. J’aurais tellement été heureuse qu’il ne me prenne juste dans mes bras. Foutaise, tu ne mérites pas un câlin de joie. Tu l’as abandonné. Ne pas être ridicule, mademoiselle. Ne pas être ridicule. Je savais que cela ne pouvait que se réaliser dans un rêve avec Elvis Presley qui serre la main d’Harry Truman tout en offrant un clin d’œil à Audrey Hepburn. Le must du surréalisme. Il ne faut pas rêver ma petite, le monde est horrible et tu fais partie des personnes qui y ont participé. Tu les as abandonnées. Et si j’arrêtais de me parler à moi-même ? Je me sentais tellement à l’aise à m’en donner plein la gueule. J’avais laissé Todd avait un môme entre deux couches culottes et des layettes. Je n’étais même pas partie après avoir réussie une seule fois à accrocher correctement le siège auto. Je ne m’en étais même pas prise la peine. Je ne saurais même plus dire quelle poudre on prenait pour son biberon car je l’allaitais encore avant de l’abandonner. Je ne pouvais que me souvenir de ses larmes de crocodiles qu’avait ce bébé car elles me hantaient réellement. Je me souvenais aussi de son doudou. Il était tellement doux, tellement. Non. C’était assourdissant. Les remords, tellement de remords. Je l’entendais pour finir me parler et je réagissais. Je parlais, j’osais. Mais comment pouvait-il m’inviter à parler en me demandant ce que je faisais ici ? Je n’en méritais même pas la chance. Cela tournait dans ma tête comme un vieux vinyle rayé. Un 33 tour qui me répètent que j’avais abandonné mon fils à l’âge du berceau. J’étais ignoble. Je voulais tellement savoir ce qu’il pensait. Je voulais sonder son âme. Peut-être me sentirais-je mieux ? J’en doutais. Je méritais qu’il ne veuille même pas m’adresser la parole. Je méritais cette claque donnée plus tôt. Je l’entendais me demander pourquoi j’étais là et de ne pas lui dire que j’étais là que pour ce poste. Je n’osais pas secouer la tête. Je n’osais rien. Je ne savais même pas quels étaient les bons mots à dire. Autant dire que j’étais réellement stupide. Comment passer pour une femme sûre d’elle, sûre de son choix et crédible si je n’arrivais pas clairement à lui dire : Je suis là, je ne pars plus et je suis là pour vous. Non. Je n’y arrivais pas. Je secouais la tête. « Je ne suis pas là pour ça ! », soufflais-je simplement avant de fermer doucement les yeux et soupirer. C’était difficile pour moi. Cela me demandait assez bien d’énergie pour ne pas partir dans la sensibilité qui pouvait bien trop souvent m’habiter. Je sentais la situation apaisée alors que je lui demandais comment il allait. Je l’écoutais juste. Les affaires, l’hôtel. Oui, j’étais fière de lui. Ce sourire au coin des lèvres qui se dessinait le prouvait tellement. Je lui souriais donc mais assez léger. Je ressentais que je n’avais pas le droit de montrer que j’étais fière. « Je le sais et c’est… », disais-je en souriant doucement. « Je suis… », je riais nerveusement. Je n’arrivais pas à le dire. « … fière de toi ! », finissais-je par dire simplement en agrandissant ce sourire tandis que je lui proposais à nouveau de l’aider. Je ne savais pas trop s’il désirait partir vite ou non mais personnellement… J’étais totalement effrayée du monde autour. Certaines personnes nous regardaient et ça me stressait. C’était stupide mais fausse-zen. Je sentais ce stresse comme une oppression. J’hochais la tête. « Ok ! », disais-je pour l’infirmière avant de poser cette question. Celle que je n’aurais pas dû poser. Je faisais aussitôt une moue à sa réponse. Une autre claque. Je la méritais et je baissais le regard. Je me sentais tellement honteuse. Il allait bien oui mais je n’y avais pas contribué. Je n’avais pas été là pour gérer les odeurs nauséabondes de ses couches à côté de la table à langer. Je n’avais pas pu le voir faire pipi ou caca dans son pot d’enfant. Je n’avais pas pue l’accompagne partout avec le baby phone à la main lors de ses premiers pas. Je n’avais même pas pu continuer à entendre ses rôts qui me faisaient rire à l’époque. Il n’avait plus l’âge du bavoir ou des berceuses. J’avais tout ratée. J’avais tellement ratée. J’inspirais doucement pour retenir une larme. Je l’entendais me parler à nouveau mais je n’osais pas relever mon regard vers lui alors qu’une de ses larmes coulait le long de ma joue. Je m’en mordais bien les doigts de mes joies stupides. Il n’aurait pas dû dire ça ? Je secouais doucement la tête en riant nerveusement. Je n’osais toujours pas relever mon regard vers lui. Je finissais par relever mon regard vers lui alors qu’il prononçait mon nom. J’écoutais son invitation tout en effaçant cette larme sur ma joue. Mes émotions en carrousel. Je ne savais pas si j’étais prête à m’approcher et attendre avec lui. J’avais besoin de cette dose de courage mais dans un sens ? Il était trop tard pour y penser. J’étais là. J’étais devant lui et je ne pouvais clairement plus reculer. Je m’approchais doucement, silencieusement. Je regardais l’adrénaline autour de nous. Les infirmières et les chirurgiens courir. Ils n’étaient pas vraiment très actifs. Il n’y avait plus vraiment de monde pour l’instant mais je savais que cela pouvait changer d’un moment à l’autre. Silencieuses, j’arrêtais de regarder ce spectacle avant d’en avoir le tournis. Cette énergie et ces gens qui bougent étaient aussi efficaces que d’attendre d’avoir le vertige en regardant du haut d’un grand immeuble. Je m’adossais alors contre cette poutre face à lui. « Je peux… », disais-je alors que je savais pertinemment que j’avais du mal. Je devais aller à mon bureau pour récupérer mes affaires et retourner voir ma patience avant de partir. Cela pouvait attendre, elle serait encore là dans une heure. C’était comme le stand à pop-corn… on sait qu’il sera encore là quand on en voudra. Nerveuse, je crispais ma main contre mon calepin avant de le regarder et me résoudre à le poser sur le lit médicale juste à côté. Je prenais une profonde inspiration. « Tu n’as pas à t’en vouloir, je sais que je le mérite ! », lui disais-je alors que je reposais mes prunelles bleues dans les siennes. « J’avais des clients là-bas, un cabinet… une vie… crois-moi, je n’avais qu’une seule raison valable pour quitter New-York… enfin j’étais là-bas… la seule raison… », je riais nerveusement. « C’est vous, c’est lui, c’est toi… », je riais nerveusement. Je me sentais réellement stupide à dire ça. Réellement stupide. Je voulais même presque me mettre à genoux devant lui pour l’implorer de me croire. Non, je n’allais pas le faire. Quoique ? Non. Nous n’étions pas dans un stupide film d’amour ou implorer suffisait au pardon ou danser tout comme dans Grease. Si cela suffisait ? Nous serions réellement heureux et il ferait tout beau et tout rose bonbon. Je riais nerveusement. « Je me sens stupide… car dans tout ça… », je secouais la tête. Je savais que pour commencer, je devais arrêter de m’en vouloir à moi-même mais non. Je n’en étais pas capable. J’avais beau me dire que Joan, mon amie avait réussie à retrouver une complicité avec ma fille mais tous les êtres humains sont différents et elle n’allait pas récupérer non plus son mariage. Enfin c’était différent. Je ne voulais pas oser m’identifier aux autres. J’avais fait ma propre erreur. Je soupirais doucement avant d’approcher et m’accroupie devant lui. Sans savoir si j’en avais le droit, je posais mes mains sur les siennes. « Je ne demande rien… je sais que je ne mérite pas de le demander… j’espère juste avoir encore une chance de faire le bon choix ! », soufflais-je alors que je baissais le regard vers ses mains. Elles étaient juste déposées. C’était… je me sentais tellement stupide. Qu’est-ce qu’il m’avait pris ? Aucunes idées. J’étais tentée de me relever mais j’allais passer pour une indécise ? Je ne devais pas laisser mes peurs me contrôler. J’avais peur mais je savais que c’était une contradiction avec mon envie de réellement entrer dans la vie de mon fils. « Je ne connais rien de lui, je ne sais même pas… rien en fait. J’ai tout ratée, j’ai ratée tout, j’ai ratée son évolution et une grosse partie de sa jeunesse… J’ai tout ratée… », je relevais mon regard vers lui. Une larme coulait encore. J’en avais fichtrement marre de cette fichue sensibilité. Un cœur qui s’ouvrait un peu trop. J’allais passer pour une désespérée mais crotte. Je l’étais un peu.
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Todd L. Pilliwickle
Todd L. Pilliwickle
et oui, j'habite a pasadena tout comme toi
et peut-être que je te saluerais !
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❝ Métier : propriétaire de l'hôtel l'Argonaute, se situant au Sud de la ville
❝ cupidon : en couple avec Maïwenn, heureux de l'avoir retrouvé après dix-sept ans d'absence. Bientôt papa, une nouvelle fois.
❝ post-it : est père d'un ado de 17 ans - aime toujours la mère de Nathanael, son fils, malgré le fait qu'elle les a abandonné après la naissance de Nathanael - fan de star wars - allergique aux oranges - ne tolère pas les piercings - adore les plats rapide style hamburgers, frites (ce genre de choses) - possède un chien du nom de Yoda - a une relation comme chien et chat avec ses parents - a suivit des études de commerces grâce à des cours du soir
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Etre père, c'est une histoire de désir, d'amour, d'envies partagées... Mais la paternité est aussi une aventure riche en bouleversements qui nous reconnecte à nos propres racines. Nathanael : mon fils, ma bataille.
❝ pseudo : darknihl
❝ crédits : shiya (avatar) & wild heart (signature)
❝ avatar : Zachary Levi
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❝ préférences : Rp Tulipes
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Tant de questions se bousculaient dans la tête de Todd lorsqu'il revit Maïwenn. Tant de questions qui méritaient des réponses. Elle lui devait bien ça après son départ. Et son retour assez surprenant également. Une personne ne pouvait pas laisser son fils et son père seuls et réapparaitre des années plus tard, comme ça. Des explications s'imposaient. Même si, quelques hypothèses venaient à Todd, se disant qu'elle devait être là pour Nathanael. Les remords avaient dû la changer au fil des années. Le jeune homme dut poser deux fois la question pour essayer de savoir ce qu'elle faisait en ville. Surtout qu'elle habitait à Pasadena depuis deux mois. Mais la blonde répondait à chaque fois, pas directement, à la question de Todd. Au moins, il savait qu'elle n'était pas là pour le travail. Ce qui enlevait cette possibilité et renforçait l'hypothèse du beau brun. Bien que le sentiment de colère se trouvait en lui, Todd prit la décision d'être plus jovial qu'il ne l'était envers son ex petite-amie. Après tout, le destin lui réservait peut-être une nouvelle histoire avec elle, et il valait mieux être en bon terme avec elle, au moins pour son fils. Peut-être que celui-ci voudrait revoir sa mère. Les deux hommes n'en avaient vraiment jamais parlé. C'était un sujet assez tabou. Que ce soit pour l'un ou pour l'autre. A chaque fois qu'il en parlait, il ressentait la douleur qu'il avait ressenti lorsqu'elle les avait quitté. Commençant alors une réelle conversation entre deux adultes, le jeune homme expliqua la réussite de son projet d'antan, concernant l'hôtel. Il était fier de lui, fier du chemin qu'il avait pu parcourir durant ces dernières années. Bien sûr, il aurait aimé partagé cette réussite avec sa famille : ses parents ainsi que Maïwenn. Car quoiqu'il en pense de la jeune femme, elle restait la mère biologique de son fils. Il esquissa alors un sourire, écoutant alors la blonde dire qu'elle était fière de lui. Il aurait tellement aimé entendre ces mots plus tôt dans sa vie. Malheureusement, la vie n'était pas toute rose. Tout ne se passait pas tout le temps comme on le désirait. La preuve avec Todd. La première chose qu'il eut envie de faire en entendant les paroles de Maïwenn, ce fut de la prendre dans ces bras, de la sentir contre lui. Mais c'était impossible pour l'instant .. Il lui en voulait trop pour l'instant. Alors il se contenta d'un simple petit mot de remerciement. « Merci. » Il restait poli tout du moins. Ce n'était peut-être pas la réponse qu'elle attendait de lui, mais il se doutait bien qu'elle ne devait pas attendre grand chose. Il l'espérait du moins. Sinon cela serait assez stupide de sa part. Proposant à nouveau son aide, Todd la refusa une nouvelle fois. Pourquoi ? La raison qui l'avait poussé à lui dire une seconde fois non, était assez obscure. Dans un recoin de son coeur, il savait la raison, mais il ne se sentait pas prêt à l'accepter encore. Car s'il venait de dire non, c'était pour passer encore un peu de temps avec la blonde. Pour avoir les réponses à ces questions, et voir comment leurs retrouvailles allaient se finir. Voir si le destin voulait que Maïwenn refasse partie de la vie de Todd et de leur fils.

Puis vint alors LA question, celle qu'elle n'aurait peut-être pas dû poser de suite. Trop tôt certainement. Mais elle l'avait posé, ce qui voulait dire que le jeune homme allait devoir répondre. Certes, il aurait pu se taire, ne rien dire. Mais non. Il se devait de lui répondre, de lui dire ce qu'il pensait réellement. Pas avec délicatesse. D'ailleurs, il s'en voulut un peu après coup. Bien sûr, elle le méritait. Mais pas de cette manière. Il lui proposa alors de rester avec lui, le temps que l'infirmière revienne avec ces papiers. Peut-être une façon pour montrer qu'il était désolé, qu'il ne voulait pas se fâcher avec elle. Todd se rappelait de sa relation avec ses parents. Une relation assez conflictuelle, surtout avec la naissance de Nathanael. A chaque fois qu'il s'embrouillait avec eux, une boule se formait dans son estomac, une boule de stress et de regrets. Il s'en voulait à chaque fois à mort dès qu'il leur répondait mal. Après la naissance de son fils, le beau brun se sentait mûrir en lui, se sentait plus responsable, tout en gardant son âme d'enfant. Il ne voulait s'en séparer pour rien au monde. Cette maturité lui avait permis de renouer avec ses parents dans un premier temps. Nathanael put alors connaitre ses grands-parents. Alors peut-être qu'il devait faire la même chose avec Maïwenn, lui donner une seconde chance. Plus facile à dire qu'à faire malgré tout. Pour la première fois depuis de nombreuses années, Todd n'avait pas envie de sortir une blague dont lui seul avait le secret. Aucune plaisanterie, aucune comparaison stupide. Rien mis à part du sérieux. Elle reconnut alors qu'elle méritait amplement les paroles du jeune homme et avoua alors la raison de son retour. Il avait juste en disant que c'était pour leur fils. Par contre, il haussa un sourcil en apprenant qu'elle était ici aussi pour lui. Il ne sut quoi dire sur le moment, une première. Il la laissant alors continuer son petit speech, jusqu'à ce qu'elle dise qu'elle était stupide. Ce n'était pas de la stupidité d'être honnête. De dire les sentiments que l'on pouvait ressentir, de faire des choix dans la vie. Maïwenn avait fait le choix de dire la vérité, quoiqu'il en coute. Courageuse, voilà comment Todd la définissait sur le coup. Il resta cependant silencieux, la voyant alors s'approcher de lui, puis s'accroupir. Il se serait cru dans un film, se demandant alors si elle allait lui demander de l'épouser. Une idée folle, oh que oui ! Mais la vie réservait bien des surprises, certaines plus folles que les autres. Heureusement, ce n'était pas une demande de mariage. Mais une étrange sensation parcourra le corps du jeune homme, ses mains étant en contact avec celles de la blonde. Cela faisait tellement monter qu'il n'avait pas eu ce genre de contact qu'il avait presque oublié la douceur de sa peau. Tout un tas de souvenirs refirent alors surface, des sensations également. Un bon cocktail pour déstabiliser le beau brun. Elle expliqua seulement ce qu'elle voulait en revenant à Pasadena : une deuxième chance d'être une mère. Car oui, être la mère biologique d'un enfant ne faisait pas de la personne une mère. Non, une mère, c'était une personne qui donnait naissance à un bébé et qui s'en occupait après, quoiqu'il arrive. Malheureusement la blonde avait quitté le navire, abandonnant son rôle de mère. Todd remarqua que la jeune femme mettait toutes les chances de son côté. Elle avait tout ratée, le beau brun ne pouvait dire le contraire. Ayant fini son petit discours, Todd lui sourit légèrement avant de prendre la parole à son tour, retirant ces mains des siennes. « Je trouve ça très courageux de ta part d'avoir été honnête avec moi. Mais .. tu ne peux pas réapparaitre dans nos vies, comme ça. » Finit-il par dire en jetant un rapide coup d'oeil vers l'accueil, ne voyant toujours pas l'infirmière. Cette situation le mettait de plus en plus mal à l'aise, ne sachant plus trop quoi penser, ni quoi faire. « J'aimerais te donner une seconde. Je pense que tu es sincère dans tes paroles. Je voudrais que Nath puisse connaitre sa mère. Mais tu te doutes bien que je ne suis pas la seule personne à décider dans cette histoire. Notre fils doit lui aussi exprimer son opinion. Et honnêtement, il n'a guère envie de te voir. » Se mordant légèrement la lèvre inférieur, il s'en voulait un peu d'avoir lâché cette bombe. Mais il se devait de jouer la carte de la vérité. « Avec Nath, on a parlé de toi en de rares occasions. Et à chaque fois, il n'était pas très sympa. Je suis désolé .. mais en même temps, c'est une réaction normale. Tu es partie sans même te soucier de ce qu'on allait devenir. Sans même te demander si je pourrais l'élever. Alors à force, nous t'avons rayé de notre vie. Enfin .. pas totalement rayer, juste mis entre parenthèses. » Il ne savait plus trop quoi dire, ayant peur de la vexer, de la blesser. Chose qui devait arriver en même temps. « Et pour être honnête, j'espérais que tu ne reviendrais plus dans notre vie, sachant que ce moment nous serait trop pénible, pour Nathanael et moi-même. » Il se leva alors de sa chaise, prenant ces béquilles et se dirigea alors de nouveau vers l'accueil. Il en avait marre d'être assis. « D'ailleurs pourquoi maintenant ? Pourquoi tu reviens ici maintenant ? » Il trouvait ça plutôt louche qu'elle revienne alors qu'elle semblait avoir une belle vie à New-York.
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mot doux de Invité ► un Jeu 26 Mar - 15:54
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Quelle mouche me piquait ? Je n’en savais rien tandis que j’étais accroupie devant lui. Il ne manquait qu’un genou sur le sol et l’autre plié pour que je paraisse encore plus stupide mais non. Mais non. Cette position pouvait aussi laisser d’autres idées qui prêteraient à équivoque mais non. Non plus. Je n’y pensais pas réellement. Je n’y pensais pas du tout. Je ne voulais même pas y penser. Je le regardais, assise sur le sol ou presque. Que voulais-je ? Je n’en savais rien mais des millions de choses défilaient dans ma tête. C’était comme si toutes mes idées, toutes mes pensées étaient des photos de polaroid mélangée. Tout comme les mômes qui mélangent des paquets de carte. Ma tête était fouillée et je devais jouer au tir à l’arc pour choper au pif mes pensées. Les bonnes pensées. J’avais ce courage que je ne savais même pas que j’avais. C’était ce qu’il me disait. Cela me fit rire nerveusement et j’en baissais rapidement le regard. Cela me semblait tellement faux. Moi ? Courageuse ? Non. Seulement dans mes rêves. Je me sentais comme une banane au milieu d’un troupeau de girafe. Je pouvais à tout moment me faire écrabouiller par un ogre enfin simplement par le troupeau aussi mais passons. Je n’y croyais pas. Moi ? Courageuse ? Non. Je riais nerveusement en relevant le regard alors qu’il disait que je ne pouvais pas le faire. « Je sais ! », laissais-je échapper alors que je me doutais que c’était mal. C’était… Je n’avais même pas de mots pour résumer ce que c’était mais sûrement une mauvaise idée. Ils avaient faits leur vie. Je n’avais aucun droit. Je détournais doucement le regard en l’entendant et je l’écoutais tout simplement. Entendre qu’il ne voulait pas me voir ne m’étonnait pas réellement même si je pinçais doucement les lèvres à cette douleur sous la poitrine. Je pouvais la sentir mais je ne pouvais n’en vouloir qu’à moi-même. Je comprenais et je n’osais même pas reposer mon regard vers lui. Je me sentais de plus en plus désappointée mais surtout : ridicule. C’était normal. Comment ne pas se sentir ainsi ? J’inspirais profondément. Une part de moi ne voulait pas entendre la suite. Une part de moi voulait ignorer qu’ils me disaient m’avoir rayée de leur vie mais ils avaient raisons de le faire. A quoi m’attendais-je ? Je ne me relevais pas mais je le laissais se lever. Je me disais un peu qu’il devrait rester assis pour reposer son pied mais pourquoi m’écouterait-il ? Je ne m’en voyais pas en droit pourtant ma conscience me disait que cela allait fatiguer sa douleur. Sa sincérité m’avait touchée mais j’étais d’autant plus paumée. Je ne voulais pas laisser ma sensibilité prendre le pas. Je la forçais à retourner là d’où elle était venue. Je n’avais pas le droit d’être sensible. Ils en avaient plus le droit. Je me relevais à ces questions. Pourquoi ? Je riais nerveusement en le regardant. « Par ce que le vendeur de Bretzel du stand en bas de mon immeuble venait de fermer… J’ai toujours adorée ceux de Pasadena ! », disais-je en me mordant les lèvres. Non. Ce n’était pas le moment de faire de l’humour mais cela semblait tellement logique à mes yeux. Pourquoi ? Simplement par ce que j’en avais besoin. Je passais alors une main dans mes cheveux, désolée de faire de l’humour. Je soupirais doucement. « Désolée… c’était… », je riais nerveusement. « … loin d’être le moment de plaisanter ! », disais-je en reposant mon regard vers lui. « Il a plus que le droit de me haïr, je le fais moi-même… », j’inspirais doucement. « Mais je ne regrette pas d’être ici… Tu peux me dire tout ce que tu veux pour me donner envie de partir. Oui, tu as raison. », disais-je en riant doucement. « Je suis idiote car je n’ai pas le droit de revenir comme ça et espérer avoir une chance. Je sais que vous vivez bien sans moi. Avec ou pas, vous êtes heureux. Tu es heureux, il semble aussi heureux. Tu as été bien plus qu’un père… et… je n’étais rien. Vous avez évoluez et je suis restée juste cette fille qui a fui mais sans réussir à tourner la page ! Je suis encore à la ligne de départ... », je soufflais-je doucement en fronçant les sourcils. Souffler me permettait de retenir mes larmes. Je marquais une pause en détournant le regard. Je voyais cet homme avec un tournevis dans l’eau et un autre donc le lit passait avec une jambe en lambeau. Je voyais son pied ensanglanté (celui qui lui restait car bien sûr, il lui en reste un, oh ouais) et je mettais aussitôt ma main sur mes yeux pour éviter de voir ce carnage. J’étais plus effrayée par le pied que par le reste. J’inspirais et j’attendais que le brancard ne soit éloigné en me guidant au son assourdissant des roues. « Et je suis là, je suis là 17 ans en retard. », je soupirais doucement. « Car j’ai passé 17 années à manquer de courage, à être effrayée. Au début… c’était une peur de ne pas être une bonne mère, d’être trop jeune… de ne pas le rendre heureux ou même te rendre heureux. J’étais une adolescente effrayée. Je ne savais même pas comment reconnaitre ses pleurs… j’avais peur et au fil du temps… », je fronçais les sourcils. « J’avais peur de ça, t’affronter, votre haine,… tout ça ! », je soupirais doucement. « Mais j’en avais marre d’avoir peur… on n’avance pas avec la peur, on avance sans peur ! », disais-je comme une logique mais cela me semblait tellement être toutes ces choses que j’avais pensée, toutes ses choses que je pensais tout simplement. Une liste d’argumentations que j’avais eue en tête. C’était un peu comme la recette du bonheur ? « Je ne forcerais personne à m’aimer mais je ne ferais pas non plus machine arrière… », lui disais-je de mes yeux bleus perçant en le regardant et avec cette conviction dans le regard. Je n’étais pas prête à abandonner ma quête. J’avais beau être perdue et manquer de courage mais ça, j’en étais persuadée. Têtue ? Un peu.
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Todd L. Pilliwickle
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Etre père, c'est une histoire de désir, d'amour, d'envies partagées... Mais la paternité est aussi une aventure riche en bouleversements qui nous reconnecte à nos propres racines. Nathanael : mon fils, ma bataille.
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mot doux de Todd L. Pilliwickle un Jeu 26 Mar - 17:55
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Elle avait été honnête avec lui, il se devait de l'être avec elle alors. N'y allant pas par quatre-chemins, Todd expliqua à Maïwenn que lui et son fils l'avaient rayés de leur vie, que Nathanael n'avait pas une bonne opinion d'elle, que lui-même ne voulait plus la revoir. Cela pouvait paraitre méchant à première vue, mais pas plus méchant que ce que la blonde a pu faire, dix-sept ans auparavant. Il souligna malgré tout, le courage dont la jeune femme a fait preuve pour dire tout ce qu'elle avait sur le coeur. Tout le monde n'aurait pas fait ça. Comme quoi, elle semblait avoir changé, ce qui lui donna un point concernant la seconde chance qu'elle désirait tant. Bien qu'il savait maintenant la raison de sa présence à Pasadena, Todd se posait encore tout un tas de questions. Comme pourquoi réapparaitre maintenant ? Et à cette question, Maïwenn fit une petite pointe d'humour, faisant apparaitre un sourire sur le visage du beau brun. Même si ce n'était pas le moment de plaisanter. « Une petite plaisanterie ne fait pas de mal. Et puis nous ne sommes pas à un enterrement. Je suis désolé que ton marchand a fermé. La crise semble toujours là. » Finit-il par dire en rigolant légèrement. Lui aussi venait de faire de l'humour, comme ça ils étaient deux à l'avoir fait durant cette conversation. Et ainsi, la blonde se sentirait moins coupable d'avoir fait un peu d'humour. L'écoutant alors, un pincement au coeur se fit sentir. C'était dur pour lui d'entendre ça, de voir qu'elle souffrait de cette situation. Certes, c'était entièrement de sa faute, mais il avait aimé cette fille et un lien fort les unissait. Todd ne pouvait donc rester insensible face à la situation dans laquelle il se trouvait. « Je .. je ne veux pas que tu partes. Si c'est l'impression que je t'ai donné, je m'en excuse. Je voulais juste être honnête et t'expliquer la situation. » Il marqua une légère pause. « Tu n'es pas idiote. Je trouve que c'est normal de la part d'un parent de revoir son enfant dans ton cas. Cela aurait été idiot de ta part si tu ne serais jamais revenu dans nos vies. Ou tout du moins dans celle de ton fils. » Ce qu'il était en train de faire ? La rassurer quelque peu. Cela pouvait paraitre bizarre, contradictoire même vu les propos qu'il avait eu quelques minutes auparavant. Mais plus il l'écoutait, plus sa sensibilité prenait le contrôle. Elle semblait regrettée son acte et voulait réparer ces erreurs. Todd voulait lui donner cette seconde chance, bien qu'une partie de lui, lui disait que c'était une mauvaise idée. Mais dans la vie, il fallait savoir prendre des risques. Il en avait bien pris pour son hôtel et cela avait été plutôt bon pour lui. Un silence vint alors s'installer dans la conversation, Todd comprenant le pourquoi rapidement en voyant l'homme avec une jambe en lambeau, et un pied. Oui, un pied et il savait que Maïwenn avait la phobie de voir des pieds. Une drôle de phobie, mais cela rendait la blonde plus originale qu'elle ne l'était. Après qu'il ait disparu, Maïwenn reprit la parole, expliquant alors pourquoi elle était partie, peu de temps après la naissance de leur fils. Lui qui voulait lui poser la question, elle venait de lui économiser de la salive. Le beau brun ne l'interrompit pas, jusqu'à qu'elle eut finir de dire ce qu'elle avait sur le coeur. Il esquissa un sourire au coin de ces lèvres, regardant les yeux dans les yeux Maïwenn avant de prendre ces béquilles, marchant alors vers la machine à café la plus proche. Il avait fait un signe à la blonde pour qu'elle le suive. L'infirmière semblait être en train de prendre du bon temps, il pouvait bien s'absenter quelques minutes après tout. Posant une béquille contre le mur, il sortit de sa poche de pantalon son porte-feuille.« Je te paye un café, ça peut nous faire que du bien. » Après tout, ils venaient de connaitre des émotions fortes. Les deux cafés faits, il en but une gorgée avant de prendre la parole. Il ne voulait pas que Maïwenn croie qu'il ne l'avait pas écouté. Il avait retenu chacun de ces mots. « Tu crois que je n'avais pas la même peur que toi ? Quand j'ai appris que tu attendais un bébé, je me suis demandé alors si j'allai faire un bon père. J'étais trop jeune aussi et pourtant, je me suis dis qu'il fallait que je sois un bon père, pour notre fils. Puis tu es partie, me laissant seul avec Nathanael. Autant te dire que la pression avait monté d'un cran. Mais je ne devais pas craquer pour autant car notre fils comptait sur moi, même si ce n'était qu'un bébé à l'époque. » Il marqua une pause, buvant un peu de café. Cela lui faisait du bien de boire un peu de café, même si celui de l'hôpital n'était pas très bon. Mais il devait faire avec les moyens du bord. « Je comprends les peurs que tu as eues. Mais je pense qu'on aurait pu les dépasser ensemble. Nous deux main dans la main. Je suis heureux de voir que tu as pu surpasser tes peurs. Il n'est jamais trop tard pour être une mère. Maintenant, il faut espérer que Nath puisse te pardonner. Mais saches que le pardon sera long. » Todd voulait la prévenir. Quant à lui, l'avait-il pardonné ? Non, il lui en voulait encore d'être parti, mais il se sentait mieux aujourd'hui maintenant qu'elle avait pu s'expliquer ainsi qu'apporter des réponses aux questions qu'il se posait. Un nouveau silence s'installa à nouveau, ce qui n'était pas surprenant. Bien que les deux ont pu mettre les choses au clair, pour le jeune homme, cela lui faisait bizarre de voir son ex devant lui, lui qui pensait ne plus la revoir. Puis il brisa ce silence, n'aimant guère entendre une mouche voler. Je .. je suis heureux que tu sois là .. Avoua-t-il en regardant le sol, ne voulant pas croiser le regard de la blonde. Il avait peur de devenir plus vulnérable qu'il ne l'était si son regard croisait le sien.
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mot doux de Invité ► un Jeu 26 Mar - 19:32
Todd & Maïwenn

touchdown, le destin tire et il marquent...
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Mon erreur, ma singerie. Je n’étais qu’une enfant. Je pensais pouvoir le faire au départ mais je n’avais pas réussie. Quand il nageait comme un dauphin à l’intérieur de mon ventre, j’étais heureuse, tellement mais j’effaçais mes peurs. C’était moins réel. Cette grossesse me paraissait tellement antique tout comme mes souvenirs mais pourtant ils étaient gravés. Gravés par la symphonique de ma culpabilité. Ils ne faisaient qu’un avec le bonheur que je n’avais jamais pu avoir et que je n’aurais peut-être jamais ? C’était une époque tellement lointaine à mes yeux, on écoutait encore la musique avec des radiocassettes. Les gens ne nous regardaient pas bizarrement quand nos patins étaient dans les tons fluors ainsi que nos collants. Les filles jouaient au polochon avec des oreillers. Les klaxons étaient assourdissants même si cela ne changeait pas vraiment. Une époque où les hommes étaient différents, les pantalons ne tombaient pas pour montrer les boxers et parfois même qu’ils portaient des salopettes sans vraiment avoir peur du ridicule. L’espoir fait vivre, même à l’époque c’était ridicule mais chut. Trop de souvenirs, trop de retour dans le passé. J’avais besoin d’avancé et d’arrêter de me demander ce qu’il se serait passé si je n’étais pas partie. Sous une plaisanterie même si ce n’était pas le moment, j’avais ris quand il surenchérissait. En fait, j’étais presque sûre que je n’avais pas de stand à bretzel mais bien un stand à Churros un peu plus loin. C’était totalement différent mais bon. Mais bon, je partais aussitôt dans un monologue ce qui était un peu monotone pour moi. Je l’entendais me dire ne pas vouloir que je parte, je souriais doucement. Rassurée mais cela n’en effaçait pas moins mes craintes. Il y en avait tellement, tellement Nathanael était aussi un tout. Il était aussi concerné et on ne pouvait pas choisir pour lui. Je le savais. Cela ne concernait pas que Todd mais les deux et c’était tellement effrayant. Je n’étais qu’à la moitié du chemin et je venais de comprendre que la route serait longue. Je le comprenais mais j’en prenais conscience. J’inspirais doucement. « Ne t’excuses pas… puis je suis idiote, je suis partie. », je riais nerveusement aussitôt. Il fallait bien que je l’assume. Je m’étais coupée légèrement alors que des patients peut-être trop Rock N’Roll passaient dans un état déplorable. Que s’était-il passé ? Une guerre comme celle de Corée pendant une chasse de trésor ? Son camarade avec le tournevis lui a volé sa banane et il a décidait de bouffer son gâteau sauf qu’il en aurait oublié la bougie et aurait reculé en direction de la déchiqueteuse ? Ceci explique tout. Ou alors plus facile, ils ont rencontrés le clown de Ca, voilà. Ils ont dû le mettre en colère en lui piquant la pinata. Voilà ce à quoi j’en suis réduite pour oublier le passage de ce pied. Penser à des bêtises sans queues ni têtes. Je finissais de parler, j’avais encore des choses à dire. Oui, je vous le jure. Pire qu’une pipelette. Il était rare que je me taise. L’équinoxe, la pleine lune et tous ses trucs mystiques n’avait pas réellement d’effets sur ma langue quand je suis nerveuse. Il n’y avait qu’une chose qui me faisait taire… Mais autant croire au lièvre de mars et aux champignons magiques d’Alice au pays des merveilles que de penser que cela pourrait arriver. Je ne me faisais pas du tout des idées. Et je terminais de parler, loin d’être économe ou radine en mots pourtant il se contentait de sourire. Perplexe, je ne savais pas du tout à quoi il pensait. Je m’étais ouverte comme une fleur de printemps et j’avais peur d’en voir trop dit, tellement peur. Je le regardais s’éloigner avant de voir l’invitation à le rejoindre. Je me rapprochais lentement, tout comme un canard peut le faire en ayant seulement des pieds plats. Je regardais la machine à café et je riais doucement en l’entendant. « Le café fait toujours du bien mais ça excite comme des puces… Tu vas avoir des fourmis dans les jambes ! », disais-je en plaisantant. Cela faisait du bien aussi de rire ? Un peu de léger me mettait plus à l’aise tandis que j’étais en train de sentir mes émotions chamboulées. J’avais mis une sorte de tampons invisibles sur ma sensibilité pour m’empêcher de verser encore des larmes de crocodiles. Je le regardais faire les cafés, j’avais envie de l’aider surtout par ce qu’il était un peu en béquille et j’avais la hantise qu’il n’ait mal au pied… Non, des pieds, non. Il ne fallait pas y penser. Je tentais réellement de ne pas y penser. Je prenais le café en souriant avant de touiller avec la petite cuillère pour laisser les produits laitiers se mélanger au liquide sombre. « Merci ! », disais-je sans même prendre attention au monde qui nous entourait. Dans ce couloir, les urgences semblaient lointaines. Il y avait parfois quelques visiteurs qui allaient et venait mais il faisait assez calme. On pourrait se poser et écrire un roman tellement il faisait silencieux mais quelle idée aussi de venir ici pour écrire un roman ? Concentrée sur ses mots, je le regardais avec attention. Presque accrochée à ses lèvres, je tentais de me souvenir de la saveur de celles-ci mais non. Non. Je ne devais que laisser mes lèvres colorer le bord du plastique avec mon rouge à lèvres rose bonbon pour chaque gorgée de café. C’était ce que je faisais. Cet homme était pour moi comme la citronnelle qui attire les araignées. Il y avait pourtant tellement d’hommes sur une planète mas je n’avais jamais réussie à me sentir complète avec les autres. Je n’avais jamais réussie à l’oublier et même 17 années après. Encore accrochée à ses lèvres, je faisais une moue. Il avait raison. Lui, il avait été fort. J’avais été faible. « Je suis désolée… », disais-je d’un ton flouté par les émotions. Floutée par ce tampon en panne. Elles grandissaient comme remplie de levure, cette boule dans mon ventre. Ces larmes montant un peu plus. Je ne voulais pas les laisser m’échapper. Je voulais les lâcher mais non. Elles devaient rester au chaud. C’était dingue mais plus il me prévenait que cela allait être difficile mais même que le chemin serait long et moins j’arrivais à me contenir. C’était comme une boule de trop plein. Je laissais déborder au bord de mes yeux avec retenue. Je cachais celles-ci en buvant une gorgée de café. J’inspirais encore un bon coup en le regardant avec attention. Sans mots, je laissais ce silence s’installer sans même réagir. Je le laissais car j’avais besoin de calmer ses émotions. En vain. Et c’est là qu’il reprenait la parole. L’entendre eu pour réflexe que je tapais doucement du pied sur le sol. Une larme coulant le long de ma joue tandis que je relevais le regard vers lui. Le café était joli mais ce n’était pas la personne à laquelle je parlais. Je ne voulais pas me dire qu’il s’était transformé en café. Je riais aussitôt nerveusement. « Saperlipopette ! », lâchais-je aussitôt. Pourquoi ce mot ? La nervosité qui lâchait. Je n’avais pas réfléchie. J’effaçais une des larmes qui coulait sur ma joue. Je riais doucement en le regardant. « Quand je m’imaginais ce moment et l’idée que tu pourrais être heureux de me revoir… c’était presque une illusion pour moi. Limite, j’aurais trouvée ça normal qu’Iron Man débarque en faisant du saut à l’élastique mais en fait… c’est réel… », je fronçais les sourcils en le regardant. « Ça me donne presque envie de… », non rien ! Je ne devais pas dire ça, c’était idiot. Je devais même oublier cette idiote. Autant rêver que de penser que je mérite ne serait-ce qu’une once d’affection et je ne cherchais même pas ça. Je voulais juste une chance de parler. C’était déjà bien et j’étais douée pour parler autant que j’avais été douée pour partir. Je montrais alors les sièges en souriant. « On pourrait s’assoir ? Tu devrais reposer… enfin… », je regardai sa jambe sans vraiment oser regarder ses pieds. Je m’asseyais alors sans vraiment savoir s’il allait s’assoir mais j’en avais besoin. Je prenais aussitôt ma tête entre mes mains pour laisser mes cheveux cacher les quelques larmes que je retenais. Je ne pouvais pas juste me faire passer au séchoir mais éviter l’humidité. Ce n’était pas aussi simple, non pas du tout. Je relevais le regard vers lui sans vraiment penser à effacer les larmes. « Je suis navrée… je suis vraiment désolée, je vous ai laissé seuls et je ne peux pas imaginer comment ça a dû être difficile… », j’inspirais doucement. « Je ne sais même pas quoi faire pour me faire pardonner… je ne sais même pas comment l’aborder ou même si j’arriverais à trouver le courage… je le sais que ça sera long et je n’en ai pas peur mais ce dont j’ai peur… c’est de me rendre compte qu’il n’a pas besoin de moi. Qu’il n’a plus besoin de moi ! Il y a 6 mois, j’étais ici. Je vous ai vu… Je vous ai regardé. Si heureux, si épanouis, vous n’aviez pas besoin de moi mais je voulais faire partie de vos vies. Je voulais connaitre son parfum de glace favoris, je voulais aller au cinéma avec lui juste pour découvrir quel film… il voudrait regarder même si je me doute qu’il n’est plus du tout à l’époque des Disney. », je riais nerveusement. « Et s’il veut regarder un film d’horreur… je voulais savoir si je le ferais rien que pour lui… Je voulais le connaitre mais connaitre aussi la maman que je pourrais être et… », je le regardais dans les yeux. « C’est… surréaliste de croire qu’il m’en laisserait la chance ! », je riais nerveusement. « C’est de ma faute de toute façon, je dois assumer ! », je penchais doucement la tête. « Mais… », j’inspirais un bon coup. « Quoiqu’il arrive, je n’ai jamais arrêtée de vous aimer… », soufflais-je doucement sans détourner le regard. Je n’avais pas peur de dire ça.
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Todd L. Pilliwickle
Todd L. Pilliwickle
et oui, j'habite a pasadena tout comme toi
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❝ Métier : propriétaire de l'hôtel l'Argonaute, se situant au Sud de la ville
❝ cupidon : en couple avec Maïwenn, heureux de l'avoir retrouvé après dix-sept ans d'absence. Bientôt papa, une nouvelle fois.
❝ post-it : est père d'un ado de 17 ans - aime toujours la mère de Nathanael, son fils, malgré le fait qu'elle les a abandonné après la naissance de Nathanael - fan de star wars - allergique aux oranges - ne tolère pas les piercings - adore les plats rapide style hamburgers, frites (ce genre de choses) - possède un chien du nom de Yoda - a une relation comme chien et chat avec ses parents - a suivit des études de commerces grâce à des cours du soir
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Etre père, c'est une histoire de désir, d'amour, d'envies partagées... Mais la paternité est aussi une aventure riche en bouleversements qui nous reconnecte à nos propres racines. Nathanael : mon fils, ma bataille.
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mot doux de Todd L. Pilliwickle un Jeu 26 Mar - 21:21
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Depuis que Maïwenn l'avait quitté, Todd s'était toujours demandé comment se passerait leur retrouvailles, si cela arrivait un jour. Et à chaque fois, il se disait qu'il l'engueulerait, lui en voudrait à mort et lui dirait de ne plus jamais revenir dans leur vie. Et pourtant, aujourd'hui, la voilà en face de lui. Certes, il s'était montré quelque peu cruel envers elle, lui faisant part de ces ressentis. Malgré tout, cela ne l'empêcha pas de lui payer un café. Car aujourd'hui, il venait de comprendre une chose : que maintenant qu'elle était là, elle allait revenir dans sa vie ainsi que celui de son fils. Quoiqu'il se passait, elle allait être là. Alors autant se faire à cette idée et l'accepter. Et rien qu'en voyant le comportement de Todd, celui-ci semblait l'acceptait. Pas entièrement, mais c'était sur la bonne voie en tout cas. Il ne se doutait pas qu'il pourrait avoir une conversation comme deux adultes avec Maïwenn. Comme quoi, la vie pouvait être surprenante à certains moments. Et il ne comptait pas se plaindre. Même si elle lui avait brisé le coeur en mile morceaux, il n'arrivait pas à la chasser de son esprit. Evidemment, durant ces dernières années, le jeune homme était arrivé à ne plus penser à elle, mais pas à l'oublier. Peut-être parce qu'elle était tout simplement la mère de son fils. Ou bien qu'il l'aimait toujours. Les deux qui sait ? Trop hypothétique à son goût. Lui payant alors son café, la blonde prit le temps d'un instant le rôle d'un docteur et la voilà en train de parler des dangers du café, lui expliquant que c'était un excitant. Il le savait déjà, Todd étant un gros consommateur de caféine. C'était un peu en quelque sorte sa drogue. Et aussi un bon moment d'être en forme toute la journée pour faire toutes les tâches qui l'attendaient à chaque fois qu'il sortait de son lit le matin. « Tiens mon médecin m'a dit la même chose il y a peu. » Fit-il en lui souriant avant de reprendre la parole. « Et je lui ai dis qu'il ne devait pas s'en faire. Je suis tellement habitué à boire du café que je ne sens plus ces satanés fourmis. C'est un peu comme la bière. Pour certains la bière est la base de leur alimentation. Ben moi c'est le café. » Il haussa alors les épaules avant de reprendre une conversation des plus sérieuses. Oui les deux semblaient plaisanter par moment, comme pour détendre l'atmosphère qui ne paraissait pas très jovial. En même temps, vu la situation, ils n'allaient pas saute de joie, faire une boom pour leur retrouvaille. Todd expliqua alors que même s'il la comprenait, sa peur n'aurait pas dû être un facteur de départ et qu'elle avait été égoïste sur ce coup. Mais à la fin de son petit monologue, Maïwenn n'étant pas la seule à en faire, il se surprit à dire qu'il était heureux qu'elle soit là. Cette phrase était sortie toute seule de la bouche de Todd, sans même qu'il réfléchisse, naturellement quoi. Certainement son coeur qui venait de parler. La réaction de la blonde fut assez étonnante. Saperlipopette ? Pourquoi ce mot ? Il ne chercha pas réellement à comprendre, vu qu'elle enchaîna sur autre chose, avouant alors l'idée qu'elle s'était faite de leurs retrouvailles. Le beau brun n'avait pas été le seul à imaginer les retrouvailles alors. Cela le soulageait un peu, bien que son idée soit différente de la sienne. Mais qu'importe, ce qui comptait, c'était l'instant présent et celui-ci se passait mieux que prévu. « Honnêtement, je n'avais pas imaginé cette scène-là. Toi et moi, dans un hôpital. Moi qui te paye un café. Je pensais plus à du dramatique. Mais il faut croire que les années m'ont quelque peu changé au final. » Avoua-t-il en lâchant un petit soupire. Car oui, Todd n'avait guère envie de changer. Bien sûr, il savait que plus l'on vieillissait et qu'on vivait différentes expériences de la vie, on changeait. Mais il voulait garder cette petite âme d'enfant qu'il avait. Heureusement, celle-ci était restée en lui. Un exemple ? De temps à autres, il piquait une petite crise comme un enfant dans un supermarché lorsqu'il voulait manger bouffe rapide au lieu d'un bon repas que voulait son fils. Nathanael n'avait pas de chance parfois d'avoir un père gamin. Mais au moins les deux passaient de bons moments. Le jeune homme ne comptait pas changer ça dans son comportement. A vrai dire, comme il était là maintenant, c'était parfait pour lui. Voir que les retrouvailles se passaient aussi bien, avait donné une envie à la blonde. Laquelle ? Todd ne put le savoir vu qu'elle ne finit sa phrase. Et il voulait savoir, petit curieux qu'il était. « Envie de quoi ? Tu peux me le dire. Nous ne sommes plus des enfants. » Dit-il sur un ton assez plaisantin, certainement pour mettre toutes les chances de son côté pour connaitre le fond de sa pensée.

Ayant alors fini son café, il put reprendre sa deuxième béquille, se cramponnant dessus pour ne pas tomber. Maïwenn avait dû voir qu'il n'était pas très confortable avec ça et lui proposa de s'asseoir. Justifiant ça en lui disant qu'il devait se reposer. Il aurait dit une infirmière à cet instant précis. Il n'allait pas la contredire, venant alors s'installer à ces côtés. Puis au fond, elle avait raison. Et la voilà de nouveau dans un monologue. Todd releva quelques informations, dont une qui le surprit assez. Comme ça, elle était revenue à Pasadena, six mois auparavant. Il avait haussé un sourcil, comme il le faisait à son habitude, à chaque fois que quelque chose le surprenait. Six mois auparavant, elle n'avait pas trouvé le courage de venir lui parler. Mais qu'importe, c'était du passé maintenant, Todd voulant penser à l'avenir. Quant à sa dernière phrase, le beau brun fut une nouvelle fois étonné. Elle n'avait jamais cessé de les aimer. Sur le coup, il aurait voulu l'embrasser, mais le moment ne semblait guère être le bon. Après tout, peut-être qu'elle l'aimait toujours mais en tant qu'ami proche et père de son fils. Rien de plus. Alors pas besoin d'être trop enthousiaste. Mais il voulait en savoir un peu plus sur le sujet, intrigué. « Tu n'as pas arrêté de m'aimer depuis ton départ ? ..  » Demanda-t-il en plongeant son regard dans le sien. Les yeux pouvaient révéler certaines émotions. Il voyait qu'elle avait les yeux rouges, ce qui montrait qu'elle avait pleuré. Une marque de sincérité quant à tout ce qu'elle venait de dire. Mais voyant que sa question pouvait la mettre mal à l'aise, il enchaîna sur ce qu'elle avait pu dire précédemment. « Nath a besoin de toi. Il a besoin de sa mère. Car il y a certaine chose que seule une mère peut lui apportait. » Avoua-t-il en lui adressant un sourire. Un père ne pouvait remplacer une mère totalement. Et vue que Todd n'avait pas eu de relation sérieuse depuis le départ de Maïwenn, son fils n'avait donc pas eu de figure maternelle. « Tu sais, lorsque j'ai quitté la maison, après que j'ai avoué que j'allai devenir père à mes parents, je me suis senti mal. Même si j'ai toujours eu une relation conflictuelle avec mes parents, je les aimais. J'étais leur fils unique. Ce qui voulait dire un projet de vie tout tracé surtout dans une famille riche. Je devais être brillant, aller à Harvard puis faire un métier dans le droit, un métier avec de la renommée. Et regardes où j'en suis. Certes je dirige un hôtel, mais je sais que j'ai déçu mes parents. Mais je sais aussi que j'ai besoin d'eux. Tout comme Nathanael a besoin de son père et de sa mère. » Il s'arrêta alors un laps de temps, repensant alors au jour où sa mère était venue le voir, voulant renouer avec lui. Ce jour-là resterait à jamais dans sa mémoire. « Certes au début, il va falloir que tu prennes sur toi. Mais au fil du temps, tu verras, ça va s'arranger. Enfin je l'espère. Nathanael est un ado brillant, mais il reste un ado de 17 ans avec ces impulsivités. Alors au début, il sera dur avec toi .. » Et certainement avec lui aussi. Todd savait déjà que son fils lui en voudrait un peu. Et pour cause, le beau brun ne comptait pas laisser Maïwenn revoir son fils de suite. En théorie car la vie avait son lot de surprise. « Pour l'instant, je veux être sûr que tu ne vas pas nous quitter. Que ce que tu viens de dire est la vérité. Car tu comprendras bien que je ne peux pas me fier qu'à tes dires. Je veux le voir de mes propres yeux. Je veux voir si tu peux être une mère pour notre fils. Alors, ce que je te propose, c'est qu'on se voit de temps à autre et qu'en parallèle, j'évoque le sujet avec Nath, voir s'il est prêt ou pas à te connaitre. » Todd venait de lancer un compromis à la blonde. D'abord, elle allait devoir prouver à Todd qu'elle avait changé en mieux, et elle devait retrouver sa confiance. Après et seulement après, elle pourrait revoir Nathanael. Pour montrer à la jeune femme qu'il était prêt à lui donner cette seconde chance, Todd lui parla de leur fils. Pas en détail, juste un peu. « Je suis sûr que tu vas l'aimer. Il est très intelligent et veut aller à Harvard. Bon je ne t'en dis pas trop, tu le découvriras par toi-même, c'est mieux. » Dit-il en posant sa main sur celle de Maïwenn, lui redonnant à nouveau un sourire. Il se sentait de mieux en mieux, comme s'il venait de retrouver une partie de lui-même.
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