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mot doux de Invité ► un Jeu 24 Déc - 11:33
Janvier, un mois que je n’attendais pas en particulier cette année voir pas souvent. J’aimais fêter mon anniversaire mais pas comme tout le monde. La bonne chance en ce moment était que cela voulait dire qu’une nouvelle année allait commencer. Une nouvelle année commençait réellement ? Qu’allait-il se passer pour cette fois après un attentat à ma remise des diplômes ? N’oublions pas le départ de Toby, le bouffon. Oui, j’étais dans la phase de colère d’une rupture. C’était tout simplement ça. Pour mon anniversaire, j’avais le droit d’en vouloir à la terre entière. Le plus important était d’avoir rencontré Anastasya et surtout Grant mais également d’avoir perdu mes parents et osée parler à Simon même si c’était avec une belle balle dans ma jambe. Putain cette année, elle craint. Ma vie craint. Chiotte ! Bon bref, fallait bien que je m’en rende compte un jour mais trêve de dépression. Je me levais comme tous les matins, cela semblait être un jour normal. Je savais quel jour nous étions. Oh oui. Je le savais mais bon. J’apprêtais les enfants pour l’arrivée de la baby-sitter ou du moins brownies car je laissais Dawn dormir encore un peu. Elle devait en profiter, nous étions tout de même un dimanche donc bon. Ah oui, un dimanche. Une journée tellement spéciale. Un jour magique comme l’on pourrait dire. Ou presque. Ou pas du tout. Le dimanche n’avait rien de différent sauf que parfois, je travaillais. Et c’était une de ses journées ou j’allais encore devoir laisser mes enfants. Je partais dans les alentours de 10 heures du matin, la baby sitter trouvée seulement hier alors qu’elles étaient toutes indisponibles n’était pas vraiment mon premier choix mais je m’assurais qu’elle ait tout compris avant de sortir de l’appartement enfin du studio. J’allais au boulot assez rapidement. J’y restais pendant une longue journée et même une soirée. Je terminais à 20 heures. Être assistante du manager peut parfois prendre plus de temps qu’autres choses mais j’étais maintenant la seule à ramener de quoi payer les factures donc en plus de savoir que je devrais peut-être me trouver un second job. Peut-être professeur d’histoire dans un lycée ? Peut-être. Mais je devais travailler plus. Vraiment plus. Je rentrais tard, je partais tôt depuis quelques jours. C’était fatiguant pour moi, déjà lessivée après 9 heures de travail, il me restait une grosse heure. J’étais totalement fatiguée. Mes pieds n’en pouvaient tellement plus que derrière le comptoir, j’avais retiré mes chaussures pour laisser mes pieds en chaussette respirer. Une fois l’heure terminé, un café dans la main, je partais en direction de la maison à pas de courses. Je ne voulais pas vraiment un café mais je sentais que j’en avais besoin donc bon. On ne va pas cracher sur un petit brin d’énergie. Et oui. Une fois l’énergie prise, je me rendais vers le studio. Une fois arrivée, je trouvais la porte ouverte. Oui, ouverte. Je disais toujours aux babys sitter de la fermer de l’intérieur mais là, non. Tourner la clinche avait suffi. Je soupirais doucement alors que je poussais la porte. Je posais mon café à moitié vide mais encore bien chaud sur la petite table devant le porte-manteau et je retirais mon écharpe assez fine et mon manteau. Laissant ma petite robe noir assez ample dans le bas mais moulant au-dessus, mes bas noir et mes ballerines s’apercevoir. « Lia ? », disais-je pour appeler la baby-sitter mais pas de réponses. Non pas de réponses. Rien. J’inspirais doucement en entrant un peu plus, je reprenais mon café chaud dans la main, entendant un gloussement de bébé dans un coin, entendant les pas de Dawn dans un autre. « Dawn ? », demandais-je alors que de son côté, Brownies marchait en se tenant au meuble juste à côté du canapé. Il arrivait, une chaussette en moins aux pieds et un petit bout de sa joue rouge. Sûrement une simple chute sur un jouet, je ne m’inquiétais pas pour ça. J’approchais du bambin pour le prendre dans ses bras. « Où est donc passée ta chaussette ? », demandais-je alors à ce petit qui s’amusait juste à parler dans un langage que même un singe ne comprendrait pas. Je riais doucement mais un peu nerveusement. Je cherchais la baby-sitter du regard. « Ou est Lia ? », demandais-je alors avec la peur d’une réponse qui n’allait pas me plaire mais on n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie. La preuve, je voulais un homme qui reste, je suis tombée sur un homme qui part… et ça deux fois. J’inspirais doucement en m’avançant vers les bruits de Dawn, je me rapprochais d’elle en souriant doucement. « Tu sais où elle est ? », demandais-je à ma fille alors que je retirais la tétine de la bouche de son petit frère. Depuis qu’elle avait vue Edenshaw le jour de noël, je ne savais pas vraiment comment ça allait se passer. Elle venait quand même de rencontrer son papa, le vrai et pas un substitut. Enfin pas un en chocolat non plus. On fait des papas en chocolat ? Tout était un peu différent. Je pense.
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Dawn L. O'Connor
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❝ Métier : Je fais des colorations
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mot doux de Dawn L. O'Connor un Sam 9 Jan - 17:32
J'avais vaguement entendu un bruit de maman dans le couloir. Faisant comme si de rien n'était, abrutie par le sommeil, je me rendormais en serrant devant ma tête mes deux petits poings comme si j'allais cogner l'oreiller. De toute façon, je dormais encore à moitié, et je n'avais aucune envie de me lever tôt, je savais que je n'avais pas école aujourd'hui, alors je voulais rester couchée un petit peu encore. Un bruit de clé dans la serrure me tira quand même de mon état comateux. J'entendais la voix de la nouvelle baby sitter, et celle de maman qui semblait lui parler du fonctionnement de la maison, et surtout, du fonctionnement de ses enfants. Je souriais et d'un autre côté, je n'aimais pas cette baby-sitter. Elle avait l'air gentille, mais pas très compétente. En plus, je détestais les changements, et elle, arrivait comme un cheveu dans un potage, c'est à dire, n'importe comment, hier, même. Elle était trop nouvelle. Maman s'en allait, et moi j'essayais de faire comme si je dormais toujours, mais Lia s'approcha de mon lit doucement pour me secouer, certes, gentiment, mais c'était quelque chose que je détestais. Je grognais en rapprochant mes poings de ma figure, un peu comme si je li disais Attention, je vais te boxer si tu me réveilles. Au final, j'acceptais sans trop broncher de me lever et de m'habiller avec des vêtements qu'elle me tendait. « Mais d'habitude, maman me laisse choisir les vêtements que je peux porter... » Disais-je en me frottant les yeux, toute ensommeillée encore. Lia semblait contrariée, mais ne répondit rien. Elle me donna mon petit déjeuner avant de s'occuper du bébé. « Ne fais pas tomber mon petit frère ! » M'écriais-je, une tartine à la confiture dans la bouche, lorsque je voyais Lia si maladroite avec Brownie. Mais où elle les trouve ses baby-sitters maman ? Des fois elles sont bien, des fois... Elle s'excusa en prétextant avoir un peu mal dormi. Je haussais les épaules d'indifférence. Je m'en foutais qu'elle ait mal dormi, ce que je voyais, c'était que maman nous avait laissés avec une fille très étrange. Et encore plus étrange, vers la fin de l'après-midi, elle s'en alla, mais nous expliqua qu'elle devait voir quelqu'un d'important. Elle nous donna tout de même de quoi manger et de quoi nous occuper. ça va, elle n'est pas tout à fait inconsciente... Mais maman qui allait revenir, et allait râler comme pas possible. Bah ! Je suis bien assez grande pour me surveiller toute seule, et puis je peux surveiller Brownie en plus. Pourquoi pas l'émancipation à mon âge ? En entendant une fois la porte grincer, je me rendais compte que c'était peut-être maman. En plus c'était son anniversaire, et j'avais préparé encore... Non. Je n'avais pas fait de gâteau. Pas encore. La dernière fois était une catastrophe pour la cuisine et pour son écharpe. Je ne voulais pas encore faire autant de dégats. Alors j'avais tout simplement fait des dessins. J'avais même fait participer Brownie en lui tenant la main pour qu'il trace des traits de couleurs. Je courais jusqu'à elle en l'entendant m'appeler. On n'avait pas encore vraiment parlé de la rencontre que j'avais faite la dernière fois à Noël, et je ne tenais pas à aborder le sujet pour l'instant. Ma journée s'était centrée sur l'anniversaire et sur Brownie dont je m'étais un peu occupée, du moins dans la limite de mes possibilités. J'étais quand même une petite fille. Je sautais dans ses bras pour l'embrasser mais sans me laisser le temps de lui dire quoi que ce soit, maman me demanda où était Lia. Je levais les yeux au ciel en lui disant d'un ton triste.  « Ben je ne sais pas. » Ajoutais-je à ça :  « Elle a dit qu'elle devait rencontrer quelqu'un très important, et qu'elle reviendrait vite, mais elle n'est pas revenue. » Puis très vite je disais  « Mais tu vois, je me suis occupée de Brownie et il n'y'a pas eu d'accident. Mais on jouait, il a perdu sa chaussette, et je ne la retrouve pas... » A la limite, je semblais plus contrariée pour la chaussette perdue que pour la baby-sitt évadée. « Je t'ai fait un gâteau ! » Juste pour voir sa réaction. « Je rigole, en fait je t'ai fait ça ! » Je m'enfuyais des bras de maman en lui souhaitant un bon anniversaire pour aller lui offrir mes jolis dessins. Enfin, je ne savais pas si elle allait les aimer, mais j'avais fait ce que je pouvais. J'étais encore petite, mais pour moi, c'était comme des oeuvres d'art. « Et ça, c'est toi qui souffle tes bougies ! » J'étais toute fière de mes coloriages, et je lui expliquais un par un ce que chaque dessin voulait dire, même si elle était capable de le comprendre d'elle-même, c'était sûr. Ensuite, je retournais voir mon petit frère pour le prendre dans mes bras et jouer avec lui. « C'est Brownie qui a fait les petits traits en violet, tout en haut de la feuille ! » Disais-je à maman qui se tenait plus loin dans la pièce, sans détacher mon regard de lui. J'étais devenue une grande soeur l'espace d'une demi-heure, et j'avais presque aimé ça.
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mot doux de Invité ► un Lun 7 Mar - 9:52
Mon anniversaire ? Un jour comme les autres ? Mon dieu, j’aimerais tellement et je n’aimerais pas à la fois. Je suis tordue et ça, vous le savez tous ce n’était clairement pas une nouveauté. J’aurais préféré rester au travail. Tellement. Il n’était pas si tard en plus et j’avais besoin d’annoncer à Dawn que nous allions chez ma maman enfin celle qui m’a mise au monde pas celle qui m’a éduquée avant de se faire passer pour la maman de Dawn pendant 6 ans et finissant par mourir par une bombe depuis plusieurs mois. Oui, non pas elle. Je ne semble pas du tout cruelle en disant ça. J’étais assez peu bavarde sur la mort de mes parents depuis quelques temps. Pas comme l’époque où je préférais l’ignorer mais plus pour ne pas en parler. Je me sentais comme dévastée mais le départ de Toby n’avait pas du tout aidé. Oh non pas du tout. Aller chez Anastasia me faisait encore plus bizarre pour une raison que j’ignore dans un sens. Je n’arrivais pas à me dire qu’elle était ma maman ou même que Simon était mon père depuis la mort de mes parents. Tout semblait plus fous qu’avant ou A était A et B était B… maintenant je ne savais pas qui était qui car je me sentais. Je ne saurais comment l’expliquer mais je devais arrêter d’y penser. Je me contentais de rentrer simplement pour oublier mon anniversaire sans même savoir si Dawn avait préparé un truc et j’espérais ne pas sentir l’odeur des œufs sur mon écharpe cette fois mais c’était mignon tout de même. Je rentrais et trouvant un bébé seul sans chaussette qui se tenait au meuble. Je le prenais et Lia ne semblait pas être là. Personne. Je trouvais enfin Dawn dans le fond de la pièce. Ou était Lia ? Elle n’en savait rien et semblait assez triste ce qui m’énervait encore plus sur la jeune baby-sitter. Je ne comprenais pas vraiment qu’elle était triste pour la chaussette mais je pensais qu’elle ne savait pas où était justement Lia quand elle répondait ça. Sans rien comprendre, je me contentais de l’écouter. Elle m’expliquait pourquoi elle était partie et j’arquais un sourcil en levant les yeux. Dans un sens le plus marrant pour moi c’est qu’avant d’avoir Dawn dans ma vie donc quand elle vivait chez mes parents, j’aurais été aussi irresponsable que ça. Je m’en rendais compte et ce n’était pas pour ça que j’en voulais moins à la femme qui était payée pour s’occuper de mes enfants. Non. Je frottais le pied tout froid de Brownie que j’allais poser dans sa chaise haute tandis que je me dirigeais vers le frigo pour prendre une banane que j’épluchais rapidement. Je la coupais en deux et je donnais une moitié à Brownie. Je me tournais vers Dawn et je lui souriais quand elle disait avoir fait de gâteau mais je ne pouvais pas m’empêcher de penser à Toby qui avait gouté le précédent. Une dose de nostalgie dans le regard s’intensifiait mais je retenais mes émotions pour rire doucement, un rire en plastique.  Oui, fait de mes mains. Ou pas. Je baissais le regard pour voir ce qu’elle disait avoir finalement fait et je riais doucement en voyant les jolis dessins et les traits violets assez abstrait. De l’art comme un autre après tout. Je relevais le regard vers elle en souriant, pas en plastique. « C’est magnifique, merci ! », disais-je avant de m’approcher et je me penchais pour déposer un baiser sur son front. « Tu veux l’accrocher sur le frigo ? », demandais-je alors que je m’imaginais avoir un dessin d’enfant sur le frigo était toujours comme un rêve de jeune maman. Ce n’était pas le premier mais j’adorais en avoir. Cela semblait vide quand il n’y en avait plus. Couvert de ketchup ou autres condiments. Je m’approchais de Brownie pour déposer un baiser sur sa joue. « Merci mon lapin ! », disais-je alors qu’il mâchait sa banane. Je tournais mon regard vers Dawn en souriant avant de lui donner l'autre moitié de la banane. « J’ai quelques petits trucs à dire à ta baby-sitter ce soir… », lâchais-je en arquant un sourcil. « Mais aujourd’hui, ça te dit d’aller dormir chez Grand-mère ? », demandais-je alors en riant nerveusement aussitôt. « Enfin Anastasya bien sûr ! », rajoutais-je en voulant éviter la confusion. « Toi et Brownies dans cette grande maison avec une piscine… », lui disais-je. « Intérieur en plus ! », rajoutais-je car le temps n’était pas pour la piscine extérieur. « Avant on soufflera quelques bougies chez elle ! », lui disais-je sachant pertinemment qu’elles ne s’étaient pas vues souvent mais bon. Je m’attendais à un non… ou à un peu de résistance. Peut-être parce que c’était rare qu’elle et Brownie ne dorme pas à la maison aussi. Je ne le voulais pas spécialement non plus enfin je veux dire par là, j’avais peur de rester seule tout en sachant que j’en avais besoin mais je savais aussi qu’elles avaient besoins de tisser des liens.
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Dawn L. O'Connor
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mot doux de Dawn L. O'Connor un Dim 3 Avr - 20:27
Maman semblait plus choquée que moi pour le coup de la babysitter. Il fallait dire aussi que celle-là c'était une palme. Ou détenait la palme, je ne savais plus ce qu'on devait dire dans ces cas-là. Autant on avait eu droit à des filles un peu cheloues, mais alors à ce point... Jamais. C'était bien la première à nous plaquer sous un prétexte aussi nul que celui-là. Mais enfin, rien de très grave, même si maman avait l'air de vouloir en faire une affaire des tas. Ou d'état,... Je souriais en essayant de la rassurer, comme quoi tout s'était très bien passé, j'avais été sage, à part que j'avais sali ma robe en voulant faire de la peinture à l'huile. Maman n'avait probablement pas encore remarqué ce détail. Je faisais tout pour le lui dissimuler. Sinon, RAS. J'avais été gentille avec lui, tout du long. J'avais même joué avec, et ça, ça n'arrivait pas souvent dans la vie. Elle avait l'air contente de constater tout ça, mais la babysitter lui avait laissé un goût amer, visiblement. Je lui avais montré toutes mes oeuvres, et j'étais en particulier fière de celle où on voyait maman faire la popotte pour Brownie et moi. J'avais réussi à bien rendre la couleur du tablier, et c'était de loin le dessin le mieux depuis un bout de temps. « Oh oui ! » M'écriais-je en lui prenant des mains directement pour me ruer sur le frigo. Je choisissais un magnet et je le plaçais au-dessus des dessins, pour que ça tienne. J'espérais que ça tiendrait, en tout cas. Rah la la, qu'est-ce que c'était beau. J'étais douée quand même. J'étais douée dans la pratique de l'auto-lancer de fleurs, mais pas grave. J'avais le droit pour l'instant d'être comme ça. Puis, affichés de la sorte, mes dessins pouvaient être admirés par tout le monde. Je bombais le torse, comme dans la chanson, et je levais le poing, avant de retourner voir maman et Brownie. Elle était en train de l'embrasser, et d'un seul coup, ma jalousie me reprit, mais à une dose plutôt faible. Je tolérais bien plus qu'au tout début. Mais je restais un petit peu possessive avec maman, déjà que Toby me manquait plus que je ne voulais bien le dire. Je pris le morceau de banane qu'elle me tendait, et le portai à ma bouche. « Tu vas la disputer ? » Demandais-je innocemment, alors que je savais pertinemment qu'elle avait fait quelque chose de mal. Mais je voulais en avoir le coeur net. Quand même, et malgré le fait que je n'aimais pas Lia, ça me faisait un peu mal qu'elle se fasse remonter les bretelles à cause de nous. Ensuite, maman me parla de grand-mère... Elle se rattrapa en l'appelant Anastasya. Je soupirais longuement, en continuant de sucer ma banane et en levant les yeux au ciel. Je ne la connaissais pas bien. Je fronçais les sourcils, en baissant la tête un peu. « Mais tu viens pas avec nous ? » Demandais-je avec les larmes aux yeux. Je n'aimais pas dormir loin de chez moi, et loin de maman, surtout. Je n'avais pas coupé le cordon, de mon côté, et j'avais peur de me retrouver seule avec un bébé et une grand-mère, même si, certes, elle n'avait pas l'air d'une grand-mère, dans une si grande maison, si jolie soit-elle, la grand-mère et la maison, bien sûr. « Non... » Pleurais-je à moitié et en tendant les bras vers elle pour aller dans les siens. Je faisais mon bébé d'un seul coup, et je savais que pour son anniversaire, ce n'était pas gentil de lui offrir des larmes, mais je ne pouvais me contenir cette fois. Je me jetais sur elle pour me blottir. « Mais alors, tu restes avec nous ? » Disais-je en frottant mon oeil de ma main. Je savais qu'elle risquait de dire non, mais je devais essayer. Depuis quelques temps, je redoutais toujours le moment où je devais quitter la maison, et je détestais me retrouver quelque part où je ne connaissais pas bien les lieux. Anastasya était peut-être gentille, mais je ne lui avais pas parlé tant que ça, au fond. « Je veux pas qu'on soit séparées... » Finalement, j'essayais de me calmer, parce que je savais que maman n'allait pas aimer que je fasse un caprice comme ça, mais j'avais du chagrin. Tout ce que j'avais gardé pour moi, l'absence de maman, le traumatisme de l'autre jour, le départ de Toby, je le ressortais maintenant, en pleurant sur l'épaule de maman comme si j'étais un bébé. Comme si j'étais Brownie, en fin de compte. « Bon... D'accord, alors. » Disais-je à son oreille en resserrant mes bras autour de son cou. Je séchais un peu mes larmes, en essuyant mes yeux d'un revers de manche.
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mot doux de Invité ► un Mer 20 Avr - 22:56
Alors qu’elle installait le dessin sur le frigo, je proposais alors une banane et je riais doucement quand elle me demandait si j’allais disputer la baby sitter cependant je ne répondais pas à la question. Je devais avouer que j’ignorais s’il était bon pour un enfant que je lui dise que oui enfin j’ignorais tellement de choses et j’apprenais encore au fil des jours et des semaines même des mois. J’étais maman depuis quoi ? 2 ans à peu près et je devais avouer que parfois je ne savais pas encore comment je devais agir ou réagir et je faisais à l’instinct. Mon instinct me disait de ne pas répondre à cette question pourtant une chose dans ma tête m’instruisait qu’il fallait aussi lui apprendre le bien et le mal. Le mal étant de ne pas laisser des enfants tout seul. Je me contentais de lui expliquer que nous allions ailleurs et aussi qu’elle allait dormir chez sa grand-mère pour la nuit. Je penchais doucement la tête quand elle semblait triste de cette annonce, je ne savais pas vraiment comment réagir. Je fronçais les sourcils en l’entendant me dire non comme si elle refusait mais je ne voulais pas spécialement qu’elle y aille. Je voulais juste enfin. Je pensais juste que c’était une bonne idée aussi pour moi d’être seule pour penser au lieu de me contenter d’être une super maman. Elle se blottissait contre moi et pleurait en disant qu’elle n’irait que si j’y allais. Je ne savais que faire mais d’instinct, je la serrais un peu plus contre moi, massant son dos et déposant un baiser sur sa joue tandis qu’elle me disait ne pas vouloir être séparée, je souriais doucement. Elle ne me laissait pas le temps de parler qu’elle semblait changer d’avis, ça m’en fit sourire doucement. Elle séchait ses larmes dans mon dos et je perdais l’équilibre sur le sol, m’étalant dans la cuisine avec elle dans les bras. Je riais doucement alors que mon dos frappait le carrelage. « Oups… », disais-je tandis que je reculais un peu mon visage pour la regarder avec attention. « Je viens avec vous, je partirais juste après le gâteau ! », disais-je doucement. « On ira ensemble vérifier qu’il n’y ai pas de vilains dans la chambre… sous le lit et même dans le placard ! », lui rajoutais-je en riant doucement même si ce n’était pas drôle car les vilains pouvaient réellement exister, je sais et même les vampires avec les dents pointues. Pas drôle et j’avais peur de me faire disputer d’en rire mais je me contentais de vite changer de sujets. « Ensuite le lendemain, je passerais te chercher au matin… avec des croissants français… », lui annonçais-je avant d’aller laisser une de mes mains chatouiller ses côtes. « Allez debout et un peu de courage… Brownies va se moquer de toi, tu sais ? », lui disais-je en souriant doucement, un petit air taquin mais je devais avouer que je trouvais ça assez adorable et triste à la fois qu’elle ne veuille pas me quitter car je ne le voulais pas non plus. Oh non. « C’est bien pour toi de te rapprocher d’Anastasya, je sais que ta grand-mère n’est pas elle… et c’est… », je ne disais plus rien sachant que sa grand-mère était morte et avait été ce que je suis donc sa maman pendant des années avant que je ne reprenne mon rôle. Je savais qu’une part de moi ne pouvait pas l’aider à remplacer une grand-mère tout comme aussi triste soit-il, je n’arrivais pas encore à me faire entrer dans la vie d’Anastasya. Je voulais cependant qu’elles apprennent à se connaitre. J’espérais que cela serait une bonne soirée pour elles. « Elle est gentille, tu verras et elle ne t’abandonnera pas ! », la rassurais-je. Et j’espérais que je me débrouillais bien après tout. J’espérais réellement. « Et demain, on ira faire tout ce que tu veux après… tout… tu peux choisir ! », lui disais-je en souriant. Je tentais de lui rendre le sourire par tous les moyens possibles. J’espérais trouver la bonne voie mais comment le faire quand on ne sait pas vraiment comment faire sourire un enfant qui a tellement vécue en si peu de temps tout comme moi. Des deuils, un attentat, des blessures psychologique suite à ça qu’on le veuille ou non, le départ de Toby et aussi bientôt l’arrivé de son papa dans sa vie. Je savais que rien n’était facile. Rien du tout. Je me pinçais les lèvres en me relevant, je prenais un sac pour mettre tout ce qu’il fallait pour le bébé dedans. « Et puis tu surveilleras ton petit frère ? », demandais-je alors à ma petite fille en souriant. « Le biberon, tu diras à Anastasya que c’est 7 cuillères de lait en poudre et 250 millilitres ? Tu lui montreras comment voir s’ils sont assez chauds avec le bras ? », je souriais doucement, persuadée qu’elle pourrait voir un bon côté dans cette situation.

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Dawn L. O'Connor
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mot doux de Dawn L. O'Connor un Ven 6 Mai - 15:04
C'était toujours les instants que je préférais qui duraient le moins longtemps. J'aimais les bras de maman, je m'y sentais sécurisée. J'y étais bien. Je savais qu'elle me protégeait, et qu'elle faisait toujours son possible pour Brownie et moi. Elle veillait à ce qu'il ne nous arrive rien, et j'en étais bien consciente. C'était en somme, ce qu'on pouvait attendre d'une maman. Elle était la meilleure, et j'étais fière de l'avoir pour moi. Bon, pour Brownie et moi... D'accord. Mais en attendant que Brownie soit en âge de comprendre l'amour et de savoir l'exprimer, c'était à moi que revenait le plaisir de dire à maman que je l'aimais. Qu'on l'aimait, d'ailleurs. Je souris en la voyant s'étaler comme une serpillière sur le sol de la cuisine. Je tombais sur elle, en l'écrasant à moitié. Là, cette fois, un petit rire coquin m'échappa. Je séchais mes larmes, ou plutôt, elle les séchait, de ses mains sur ma joue et de ses caresses dans mon dos. Je hochais la tête pour les monstres et les vilains dans le placard. Elle me connaissait bien décidément. Elle vivait avec moi... Ou je vivais avec elle. Nous vivions ensemble, donc. « Ce n'est pas rigolo ! Arrête de rire ! » M'écriais-je malgré tout, car je n'aimais pas quand elle me taquinait là-dessus. J'avais le droit d'avoir des peurs, et même si ce n'était que des peurs d'enfant,... Bah après tout j'en étais encore une. Je lui offris un sourire avant de la prendre encore dans mes bras pour un dernier calin de réconfort. J'étais très câline, moi... « N'oublies pas de regarder aussi sous l'évier de grand-mère ! Il y'a toujours des trucs bizarre dans les éviers... » Ce n'était pas dans ma chambre, mais peut-être que la salle de bain n'était pas sûre d'utilisation, je n'en savais rien. Je me relevais de maman, m'écartant un petit peu pour la laisser au moins respirer. Elle m'annonça le menu du petit déjeuner du lendemain, et je fus ravie. Mais un peu moins en sentant sur mon flanc ses mains qui se baladaient pour me chatouiller. Je riais à en avoir mal aux côtes, entre deux hoquets, je disais « Arrête ! T'as pas le droit. J'aime pas les guillis ! » Mais en riant, je perdais de ma crédibilité, c'était certain. Une fois passée, elle me parla de Brownie. « Il n'a pas le droit non plus de rire de moi, parce que je suis sa grande soeur. Je le lui ai dis. » Non, ça n'avait aucun rapport avec la question, mais j'étais convaincue du profond respect de mon petit frère à mon égard. « Oui... Mais j'espère qu'elle sera gentille. » Enchaînais-je suite à sa phrase. C'était effectivement bien pour nous de voir grand-mère, mais quitter la maison, ça ne m'arrivait pas souvent. Mon visage perdit son expression joyeuse en entendant la fin de sa phrase. Ma grand-mère, ma vraie grand-mère, je ne la verrai plus. Elle le savait, c'était probablement pour ça que maman avait décidé de ne pas finir sa phrase. Mais en ce qui concernait ma grand-mère, c'était fini. Une montée soudaine de tristesse fit grimper à mes yeux des larmes, pas les mêmes que tout à l'heure. Elles étaient plus profondes, et plus tristes. Je me rapprochais de maman, dire que j'avais prévu d'arrêter les câlins... J'avais envie de sucer mon pouce... Je savais que je ne le faisais plus depuis longtemps, sauf quand j'avais du mal à dormir ou que j'avais beaucoup de tristesse. Et là, j'en avais. Maman allait me trouver étrange, mais j'avais besoin de mon pouce, comme je n'avais pas de peluche sous la main. Je fis oui de la tête, toujours blottie contre elle, et sans la regarder. Je savais qu'Anastasya serait certainement gentille avec nous. Maman ne nous confierait pas à quelqu'un qui ne l'est pas. Enfin, je suppose. « D'accord pour Brownie. Je m'en occuperai. Tu peux avoir confiance. » Disais-je pour rassurer maman, en acquiesçant pour le biberon. J'allais dire tout ça à grand-mère, peut-être qu'on allait s'amuser finalement. « Mais quand même... Tu promets de revenir nous chercher dès le matin ?» Ajoutais-je, malgré tout. J'avais gardé mon cordon avec maman, et je savais qu'à moins d'un miracle ou d'un long laps de temps, je risquais de l'avoir encore très longtemps.
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mot doux de Invité ► un Dim 5 Juin - 23:17
C’était assez amusant en fait de se dire que j’étais là, heureuse alors que je n’aurais pas imaginée l’être depuis le départ de Toby. Je l’étais avec ma fille. J’en oubliais comme à chaque fois le fait qu’il était parti. Les enfants peuvent être de bon cachet contre la tristesse et je devais avouer que Dawn fonctionnait assez bien même si j’avais besoin d’un peu de temps pour moi. Ne pas toujours être la maman. Devenir une autre personne pour changer. Devenir la jeune femme. C’était pour ça que j’avais besoin d’une soirée dont je ne voulais pas tout comme elle ne le voulait pas. Je riais doucement quand elle disait que le bébé n’avait pas le droit de rire d’elle et je levais les yeux avant de sourire quand elle disait espérer qu’elle sera gentille. J’hochais la tête tout simplement car je n’en doutais pas même si dans le fond… je n’avais jamais réellement été sa fille donc j’ignorais comment elle était avec des enfants mais elle était gentille quand elle les avait vue en ma présence. Je n’aurais pourtant peut-être pas dû parler de ses grands-parents morts qu’elle connaissait tout autant que moi, qu’elle avait appelée Papa et maman parfois. Je savais que ce n’était pas simple même si on n’en avait pas réellement parler. Elle semblait redevenir triste. Je souriais quand elle disait que j’avais sa confiance et je reculais un peu de l’étreinte. « Oui, je promets de revenir ! », lui soufflais-je en allant déposer mes mains sur ses joues avant de lui faire un bisou esquimau. Je me relevais en prenant un paquet de bonbons dans mon sac que je lui tendais en souriant. « En attendant, j’ai ramenée ça pour chez Grand-mère ! », lui disais-je alors que je voulais simplement qu’elle s’y amuse. « Tu veux bien aller préparer ton sac pendant que j’appelle la baby sitter ? », lui demandais-je avec un sourire confiant tandis que je voulais surtout qu’elle se change les idées pour ne pas la laisser rester sur une tristesse. J’avais besoin qu’elle aille bien pour aller bien ce qui peut sembler assez ridicule dans un sens et je l’assumais. Je regardais rapidement le bébé et riant doucement quand il faisait des bulles. Alors lui s’en battait réellement les couilles de ne pas dormir ici et il ne comprenait surtout rien du tout pour l’instant. « Toi aussi Brownies, on va aller préparer ton sac ! », lui disais-je alors que je prenais mon téléphone pour un petit appel rapide ou j’engueulais un peu sur la messagerie vocale une imbécile de première. Je raccrochais aussitôt et posant le téléphone sur la table avant d’aller prendre Brownies pour lui changer la couche qui puait… en gros ça puait. On va éviter les détails dont on ne veut pas vraiment en faire. Je lu remettais une couche propre et je le posais sur le sol ou il commençait à marcher un peu partout, enfin à 4 pattes et allant même direction Dawn pour l’ennuyer un peu. Moi je préparais le sac du bébé. Je mettais des vêtements pour la nuit et aussi quelques couches et des lingettes. Les crèmes dont il avait besoin car il rougissait rapidement quand il avait fait popo ou pipi aussi. En fait, les fesses de Brownies sont comme des fruits, ils prennent vites de sales couleurs. Je mettais quelques jouets et son sac de couchage par-dessus avec le doudou bien accroché au sac pour ne pas le perdre. Quelques tutus et je rejoignais Dawn en frappant à sa porte ouverte. « Hey… », disais-je doucement en lui souriant. « N’oublies pas ton pyjama ! », lui disais-je simplement avant d’aller m’assoir sur son lit, la regardant avec attention et tapotant un peu sur le matelas. « Approches ! », lui disais-je en penchant la tête. « On a jamais vraiment parlé de la mort de tes grands parents… Ou même de comment tu pouvais les aimer… avant de venir ici ! », lui disais-je avec sincérité. « Je sais que quand j’étais à l’hôpital… j’étais pas bien avec ça et que Toby a demandé que tu ne m’en parles pas. Ce n’était pas juste… Tu ne m'as sûrement pas vue aller bien après et je n'ai jamais pue t'en parler... », disais-je en penchant la regard tout en sachant que je n’aurais sûrement pas pu répondre à ses questions à l’époque comme j’étais en déni mais je savais qu’elle avait sûrement eue besoin d’en parler. « Tu sais… tu as aussi Simon et Anastasya maintenant même si ça ne sera pas pareil, ça ne l’est pas pour moi non plus. Ils sont mon papa et ma maman mais… je ne les connais pas. », disais-je en souriant. « Un jour aussi, tu rencontreras peut-être ton papa… enfin… le vrai et… », je riais nerveusement devais-je lui dire qu’il était en ville ? Enfin pas loin.
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Dawn L. O'Connor
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mot doux de Dawn L. O'Connor un Dim 10 Juil - 18:11
« Tu as intérêt. » Ordonnais-je, littéralement à ma maman. C'était presque tout un monde à l'envers. J'avais contre son gré, développé une peur panique de ces choses-là. La remise des diplômes m'avait rendue abandonnique, le moins que l'on puisse dire. Je souriais à maman en saisissant le paquet de bonbons qu'elle me mettait dans la main. Ça n'allait pas la remplacer, mais je savais qu'elle faisait ça pour que la pilule passe plus facilement dans ma gorge. Je la remerciais doucement en jetant un oeil à mon petit frère. Je hochais la tête à sa question. « Oui, d'accord, je vais le préparer. » Disais-je en me rendant dans ma chambre après un dernier petit câlin. Je devais montrer que j'étais grande maintenant, et que j'allais savoir vivre sans elle. C'était un peu tôt pour parler de vivre sans elle. Cette idée ne m'était pour le moment pas supportable. Je n'imaginais pas exister loin de maman. Comment allais-je faire sans elle à côté de moi le soir pour me lire une histoire ? Peut-être que mamie savait lire... Oh, même, c'était certain ! Mais est-ce qu'elle allait nous lire des livres ? Je ne comprenais pas encore, à l'âge que j'avais. Je n'étais plus un bébé depuis longtemps, et j'avais bien grandi, mais il restait des soirs ou des matins où j'aimais faire le bébé et me blottir dans les bras de maman ou même, et ça c'était nouveau, prendre Brownie contre moi pour lui raconter ma journée. Je lui racontais des secrets, de temps en temps, parce que je savais qu'il ne pouvait pas encore les répéter à tout le monde. J'avais confiance. Un peu, dirons-nous. Maman me laissait préparer mes affaires seule, et ça, si ce n'était pas une preuve que je devenais une grande, c'était quoi ? Vous savez, parfois, ça pouvait m'arriver de vouloir rejoindre son lit la nuit quand je me réveillais d'un cauchemar. C'était fréquent, les cauchemars, mais surtout au début. Et là ? Si j'en faisais un ? Est-ce qu'Anastasya me prendrait dans ses bras ou à côté d'elle ? Est-ce qu'elle allait être gentille ? J'avais des questions à l'esprit, mais je me retenais de les poser à maman. Je savais qu'il ne fallait pas. Je n'avais pas à m'inquiéter de la sorte. Elle était gentille, je le savais, en tout cas je le pensais sincèrement. Nous verrons bien. Et si ça ne me plait pas, je n'y retournerai pas, c'était sûr ! « Laisse ça Chocolat ! » Lançais-je à mon petit frère en le disputant légèrement lorsqu'il attrapait de ses petites mains potelées la bride de mon sac pour la porter à la bouche. « Est-ce que tu veux m'aider à faire mon sac ? » Demandais-je en lui prenant le bras pour le faire venir jusqu'à moi. J'étais sympa, maintenant, c'était ma résolution. Enfin, cela étant dit, parfois je ne l'étais pas. Il m'arrivait toujours de lui en vouloir et de ne pas me montrer forcément douce avec lui, mais je savais que ce n'était qu'un bébé. Il fallait que je sois plus adulte que lui, je l'étais n'es-ce pas ? J'étais sa soeur, et je devais le lui prouver. Maman s'avança vers moi pour me parler de mon pyjama. Je lui répondais par un « Oui maman ! » en lui souriant de ma chambre. Elle avançait vers moi. Je la laissais s'approcher mais elle me parla de ce que je pouvais redouter. Il y'eut un instant d'hésitation, mais je m'approchais d'elle pour m'asseoir sur le lit tout près. C'était un sujet que je n'aimais pas aborder. Mais maman était décidément très forte. Je savais bien qu'elle arrivait à chaque fois à me faire parler même de choses que je voulais garder pour moi. Mon regard se baissa sur la couette. Il y'avait certains trucs que je ne pouvais pas lui confier. C'était déjà comme ça à mon âge, ça ne pourrait pas en être autrement quand je serai plus grande. Je ne savais pas quoi répondre. Elle me déstabilisait de ses yeux qui semblaient m'implorer. Elle s'inquiétait peut-être, mais moi ça me troublait. Je détestais me sentir obligée d'avouer quoi que ce soit, et mon coeur, c'est à moi. Ce qu'il s'y passe, ce qu'il ressent, c'est un secret. Pourtant c'était ma maman. J'aurais pu vous dire que je l'aimais plus que tout, c'était la vérité. Et pour elle j'aurais bien été capable de tout, je crois. Il ne fallait pas de secrets entre une maman et sa fille, enfin, j'imaginais. « La mort, c'est triste. » C'était ce que pouvais dire. Je ne pouvais pas lui expliquer ce qu'il se tramait à l'intérieur de moi, de mon corps ou de ma tête. Mais il y'avait certaines choses que j'étais suffisamment grande pour comprendre. « Non, mais T... » Je me retenais de dire son nom. Elle venait de le prononcer, elle-même, mais je savais qu'à chaque fois qu'elle le disait elle se sentait malheureuse. Je ne voulais pas voir ma maman malheureuse, alors depuis quelques temps, j'avais décidé de ne pas trop en parler, mais des fois ça m'échappait et je ne m'en rendais même pas compte sur le coup. Je regrettais après. Il allait pourtant bien falloir un jour ou l'autre. On ne pouvait pas tout taire. « Il m'avait dit que ça te ferait trop de peine. » A moi aussi ça faisait de la peine. J'étais petite. Trop petite pour comprendre le monde, pour comprendre le reste. La politique, les sujets, les débats. Mais la mort, c'est triste. C'est tout. J'avais envie de pleurer et j'essayais de faire en sorte de baisser la tête pour que ça ne se remarque pas. Je souriais à moitié, ce qui devait paraître honteusement déplacé. C'était que je voulais faire voir à maman à quel point j'étais forte. Il y'avait toujours Brownie à côté de moi, je lui tenais la main en câlinant sa minuscule paume du pouce. « Maintenant, tu vas mieux maman ? » Je demandais, ça m'inquiétait depuis le départ de Toby. Elle m'inquiétait. Mais je savais qu'elle allait s'en sortir. En tout cas, je l'espérais. « Je sais bien. Simon et Anastasya sont gentils, probablement. » Mais si des coeurs pouvaient en remplacer d'autres, ce serait trop facile. Je ne cherchais pas à me rapprocher de maman, ou à lui faire un nouveau câlin. J'avais assez pleuré pour la journée. Je n'étais pas un bébé... Au risque de me répéter. « Tu aimerais les connaître n'est-ce pas ? » Cette question était aussi un peu intéressée. Elle me parla de mon papa. J'écoutais avec attention. Entendre le mot papa me rendait triste mais ça me faisait sourire. « Oui. J'aimerais bien le rencontrer ! » M'exclamais-je en faisant grimper sur mes genoux le petit bébé qu'était mon frère. Il glissait un peu, mais je tentais de le remonter à chaque fois. C'était qu'il n'était pas si léger, et je n'avais pas assez de muscles. Quand même, je me débrouillais. Je le tenais fermement, pour qu'il ne tombe pas trop vite.
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